Le président américain Donald Trump a promis, jeudi 29 juillet, que les États-Unis allaient « frapper fort » en Iran, à la suite de l'attaque meurtrière perpétrée contre une base américaine en Jordanie. Cette attaque, survenue mercredi, a fait trois morts et une trentaine de blessés parmi les soldats américains, selon le Pentagone. « Nous ne tolérerons pas de telles agressions. L'Iran paiera un lourd tribut », a déclaré M. Trump dans une allocution depuis la Maison Blanche, sans donner de détails sur la nature des représailles envisagées.
L'attaque en Jordanie
L'attaque a visé la base aérienne d'Al-Tanf, située dans le sud de la Jordanie, près de la frontière syrienne et irakienne. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), un drone chargé d'explosifs a frappé un cantonnement, tuant trois soldats et en blessant 34. Le CENTCOM a accusé les milices soutenues par l'Iran d'être responsables, sans les nommer explicitement. « Ces attaques portent la marque des groupes affiliés aux Gardiens de la révolution iraniens », a précisé un responsable militaire.
Escalade régionale
Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, où les États-Unis sont engagés dans une campagne contre les rebelles houthis au Yémen, également soutenus par l'Iran. L'attaque en Jordanie est la plus meurtrière subie par les forces américaines dans la région depuis l'assaut contre l'ambassade à Bagdad en 2024. « Nous ne laisserons pas l'Iran ou ses proxies menacer nos soldats », a insisté Trump, qui avait précédemment ordonné des frappes aériennes contre des cibles iraniennes en Syrie et en Irak en réponse à des attaques similaires.
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi avec inquiétude. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé à la retenue et à une désescalade, tandis que le Royaume-Uni et la France ont condamné l'attaque tout en exhortant Washington à ne pas déclencher un conflit généralisé. L'Iran, de son côté, a nié toute implication, qualifiant les accusations de « prétexte pour une agression ».
Conséquences potentielles
Les analystes estiment qu'une riposte américaine pourrait cibler des installations militaires iraniennes en Irak ou en Syrie, voire directement en Iran. « Une frappe contre le territoire iranien serait une escalade majeure, car elle risquerait de déclencher une guerre régionale », avertit John Smith, expert au Council on Foreign Relations. Les marchés pétroliers ont déjà réagi : le prix du baril de brut a bondi de 4 % jeudi, atteignant 92 dollars, en raison des craintes de perturbations dans le détroit d'Ormuz.
En attendant, la base d'Al-Tanf a été placée en alerte maximale, et le département de la Défense a annoncé le déploiement de renforts dans la région. « Nous sommes prêts à défendre nos forces et nos intérêts », a déclaré le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin. Les prochains jours seront décisifs pour l'évolution de cette crise qui menace d'embraser tout le Moyen-Orient.



