Trump et Netanyahou s'entretiennent alors que l'armée israélienne poursuit sa campagne contre l'Iran
Trump-Netanyahou : entretien sur la campagne iranienne

Un nouvel entretien entre les dirigeants américain et israélien

Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont eu un nouvel entretien téléphonique, vendredi 10 juillet, dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient. Selon un communiqué de la Maison Blanche, les deux dirigeants ont discuté de la situation sécuritaire régionale et des opérations militaires en cours contre l'Iran.

Cet appel intervient alors que l'armée israélienne a déclaré que sa campagne contre l'Iran n'était pas terminée. Le porte-parole de Tsahal, le général Daniel Hagari, a affirmé lors d'un point presse : "Nous avons mené des frappes significatives, mais la mission n'est pas accomplie. Nous continuerons à agir pour protéger la sécurité d'Israël."

Les frappes israéliennes se poursuivent

Depuis plusieurs jours, l'armée israélienne mène des frappes aériennes intensives contre des cibles iraniennes en Syrie et en Irak, ainsi que contre des installations nucléaires en Iran. Selon des sources militaires israéliennes, plus de 200 frappes ont été effectuées au cours des dernières 48 heures, visant des sites de production de missiles et des bases de gardiens de la révolution.

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En réponse, l'Iran a lancé des drones et des missiles balistiques vers Israël, mais la plupart ont été interceptés par le système de défense aérienne israélien, avec l'aide des États-Unis et de la coalition régionale. Les autorités israéliennes ont signalé des dégâts mineurs et aucun blessé grave.

Les États-Unis renforcent leur soutien

L'entretien entre Trump et Netanyahou a également porté sur le renforcement de la coopération militaire. La Maison Blanche a annoncé le déploiement de navires de guerre supplémentaires dans le Golfe persique et l'envoi d'un porte-avions en Méditerranée orientale. Le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a déclaré : "Nous sommes aux côtés d'Israël et nous veillerons à ce qu'il dispose de tous les moyens nécessaires pour se défendre."

Cette escalade fait suite à l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani en janvier 2020 et à la sortie des États-Unis de l'accord nucléaire iranien en 2018. Les tensions entre les deux pays n'ont cessé de croître, avec des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières saoudiennes attribuées à l'Iran.

Les réactions internationales

La communauté internationale s'inquiète de cette escalade. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à la retenue et à un cessez-le-feu immédiat. L'Union européenne a convoqué une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères pour discuter de la situation. La Russie et la Chine ont critiqué les frappes israéliennes et appelé au dialogue.

En Iran, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, a promis une vengeance contre Israël, tandis que le président iranien Hassan Rohani a déclaré que l'Iran ne céderait pas à la pression militaire. Les marchés pétroliers ont réagi avec une hausse des prix du brut, le baril de Brent atteignant 80 dollars, son plus haut niveau depuis plusieurs mois.

Les conséquences humanitaires

Les frappes ont également causé des pertes civiles. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, au moins 15 civils ont été tués en Syrie lors des frappes israéliennes, dont des femmes et des enfants. En Irak, des manifestants ont protesté contre les frappes, et le gouvernement irakien a convoqué l'ambassadeur israélien pour protester.

L'armée israélienne affirme qu'elle ne vise que des cibles militaires et qu'elle prend des précautions pour éviter les pertes civiles. Cependant, les organisations humanitaires s'inquiètent de l'impact sur les populations locales, déjà éprouvées par des années de conflit.

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