Les autorités syriennes ont annoncé, jeudi, avoir arrêté les personnes soupçonnées d’être à l’origine des deux attentats à la bombe commis à Damas mardi, lors de la visite du président français Emmanuel Macron. Une personne avait été tuée et 36 autres blessées dans ces explosions survenues à proximité de l’hôtel où le chef de l’État français avait passé la nuit.
La cellule responsable entre nos mains
« La cellule responsable des attaques terroristes qui ont ciblé Damas il y a deux jours est désormais entre nos mains », a déclaré sur X le ministre de l’Intérieur Anas Khattab. Les arrestations ont été menées simultanément dans « différents lieux à Damas et ses environs », selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, qui cite notamment quatre quartiers de la capitale, dont deux accueillent des membres de la communauté alaouite, à laquelle appartient le clan de l’ancien président Bachar el-Assad.
Attribuées à l’État islamique
Les premières investigations des autorités syriennes attribuent ces attaques à l’organisation État islamique. « Les premières investigations sur les membres de la cellule impliqués dans les attentats du 7 juillet à Damas ont montré que la cellule était affiliée à l’organisation EI », a indiqué Ahmad al-Dalati, chef de la sécurité intérieure pour la région de Damas, à la télévision d’État syrienne.
Les deux bombes artisanales avaient explosé de manière quasi simultanée alors qu’Emmanuel Macron avait déjà quitté son hôtel pour rejoindre un entretien avec le président Ahmad al-Chareh. Cette visite constituait la première d’un dirigeant d’une puissance occidentale depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition islamiste après plus de treize années de guerre civile.



