Olivier Faure perd son référendum interne au Parti socialiste
Olivier Faure perd son référendum interne au PS

Le référendum interne organisé par le Parti socialiste pour désigner le candidat social-démocrate à l'élection présidentielle a abouti à une défaite cinglante pour le premier secrétaire, Olivier Faure. Selon les résultats officiels publiés ce vendredi 10 juillet 2026, sa proposition de candidature unique a été rejetée par 57,5 % des votants, contre 42,5 % en faveur de sa ligne.

Un scrutin à participation élevée

La participation a atteint 68,3 % des 42 000 adhérents du PS, soit près de 28 700 votants. Un taux élevé qui témoigne de l'importance de ce scrutin pour l'avenir du parti. Olivier Faure espérait un plébiscite pour sa stratégie d'union de la gauche, mais les militants ont préféré une voie plus indépendante.

Les opposants à Faure, menés par les anciens ministres Stéphane Le Foll et Juliette Méadel, ont salué une « victoire de la démocratie interne ». Ils plaident pour une candidature socialiste autonome, sans alliance préalable avec La France insoumise ou les écologistes.

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Les conséquences pour le Parti socialiste

Cette défaite fragilise la position d'Olivier Faure à la tête du parti. Il avait conditionné son maintien à une victoire au référendum. Dès l'annonce des résultats, il a reconnu sa défaite et annoncé qu'il convoquerait un conseil national dans les prochains jours pour tirer les conséquences de ce vote.

« Je prends acte de ce choix des militants. Je ne peux pas continuer à diriger le parti sans leur confiance », a déclaré Olivier Faure lors d'une allocution rapide. Selon plusieurs sources internes, une motion de défiance pourrait être déposée lors du prochain congrès.

Réactions dans la classe politique

À gauche, les réactions sont contrastées. Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, a estimé que « le PS tourne le dos à l'unité nécessaire pour battre la droite ». De son côté, le secrétaire national d'Europe Écologie Les Verts, Julien Bayou, a jugé que « ce vote montre que les socialistes veulent rester dans leur coin, quitte à perdre la présidentielle ».

À droite, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a ironisé sur « l'énième crise existentielle du PS ». Le Rassemblement national, par la voix de sa porte-parole, a salué « l'effondrement d'un parti qui n'a plus rien à proposer aux Français ».

Les prochaines étapes

Le Parti socialiste doit maintenant désigner son candidat à la présidentielle lors d'un congrès extraordinaire prévu en septembre. Plusieurs noms circulent déjà : ceux de Stéphane Le Foll, de la maire de Paris Anne Hidalgo, ou encore de l'ancien ministre Arnaud Montebourg. Olivier Faure, affaibli, pourrait ne pas être candidat.

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