Trump menace les centrales électriques iraniennes après 4 nuits de frappes
Trump menace les centrales iraniennes après 4 nuits de frappes

Les États-Unis ont achevé une quatrième nuit de frappes contre l'Iran et réimposé un blocus naval, tandis que Téhéran maintient fermé le détroit stratégique d'Ormuz. Le président américain Donald Trump a menacé de viser les centrales électriques iraniennes si Téhéran refuse de négocier.

Une escalade militaire sans précédent

Depuis mardi 14 juillet 2026 à 22 heures (heure française), les États-Unis ont rétabli un blocus naval des ports iraniens, érodant l'accord de cessez-le-feu signé le 17 juin. Cette décision intervient après une quatrième nuit consécutive de frappes américaines visant des sites iraniens, notamment à Bandar Abbas, sur l'île de Qeshm et dans la ville d'Ahvaz (sud-ouest).

Le Commandement central américain (Centcom) a confirmé une « nouvelle série de frappes » contre « des dizaines de cibles militaires » iraniennes, incluant des sites de missiles et de drones, des capacités navales et des systèmes de défense côtière. Donald Trump avait envoyé la semaine dernière une notice officielle au Congrès pour signaler la reprise du conflit, déclenché le 28 février par des bombardements des États-Unis et d'Israël contre l'Iran.

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Le détroit d'Ormuz fermé, des pétroliers attaqués

En réponse, les Gardiens de la Révolution ont annoncé que le détroit d'Ormuz « resterait fermé jusqu'à ce que les États-Unis mettent fin à leurs actes d'agression ». Ils ont également évoqué une possible fermeture « d'autres voies d'exportation de pétrole et de gaz qui servent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés ».

Dans le détroit d'Ormuz et ses environs, le trafic maritime s'est raréfié et plusieurs pétroliers ont été attaqués, faisant au moins deux morts et plusieurs blessés depuis lundi soir, selon l'Organisation maritime internationale (OMI). L'ONU s'est alarmée des « graves conséquences socio-économiques et humanitaires » du blocage de cette voie de passage essentielle, dont dépendent des millions de personnes pour la nourriture, les médicaments et autres produits de première nécessité.

Des installations américaines ciblées dans le Golfe

Sur le plan militaire, Téhéran a attaqué des installations américaines dans plusieurs monarchies du Golfe. Le Koweït a été touché par des frappes iraniennes ayant blessé quatre militaires, et de nouvelles attaques de drones ont été signalées dans la nuit. L'Iran a revendiqué avoir frappé le centre logistique de Mina Abdullah utilisé par l'armée américaine. À Bahreïn, les sirènes d'alerte ont retenti, et les Gardiens iraniens ont affirmé avoir visé des installations de la marine américaine. En Jordanie, l'armée a déclaré avoir abattu trois missiles iraniens, tandis que Téhéran a mobilisé des drones contre des hangars sur la base Al-Azraq et contre une installation abritant des chasseurs F-18.

Trump menace les infrastructures civiles

Dans un entretien sur Fox News mardi, Donald Trump a renouvelé ses menaces : « La semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux », à moins qu'ils ne « s'assoient à la table des négociations ». Il a précisé : « Ce sera le tour des centrales électriques puis celui des ponts », affirmant que les frappes « se poursuivront jusqu'à ce que je dise que cela suffit ».

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a estimé que Washington avait « démantelé » le protocole d'accord du 17 juin. Donald Trump avait également évoqué l'idée de prélever une redevance pour la protection du détroit d'Ormuz, avant de faire marche arrière et de proposer « des accords de commerce et d'investissements » avec les monarchies du Golfe.

Un blocus qui étouffe l'Iran

Avec la réimposition du blocus naval, le président américain entend faire pression sur Téhéran. Durant le précédent blocus, décidé en avril en représailles au verrouillage du détroit d'Ormuz, l'Iran n'avait pas pu exporter « un seul baril de pétrole », selon son négociateur en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf. L'opération avait « joué un rôle déterminant dans la conclusion du protocole d'accord », selon l'Institut pour l'étude de la guerre (ISW).

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