Ce dimanche 3 mai, le Teknival de Bourges, organisé sur une parcelle du polygone de tir militaire de la direction générale de l'Armement dans le Cher, se poursuit malgré son caractère illégal. Débuté vendredi 1er mai avec environ 20 000 participants, le rassemblement a atteint près de 40 000 festivaliers samedi soir. La fréquentation se stabilise désormais autour de 17 000 personnes.
Le ministre de l'Intérieur sur place
En début d'après-midi ce dimanche, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'est rendu sur les lieux. Il a rappelé qu'un tel rassemblement est soumis à des règles juridiques : « Dès lors qu’un rassemblement musical dépasse 500 personnes, il faut le déclarer en préfecture. Ce qui s’est passé depuis la nuit de jeudi à vendredi n’obéit à aucune de ces règles juridiques. C’est donc un rassemblement illégal », a-t-il souligné.
Bilan des interpellations et des blessés
Le ministre a précisé l'étendue des interpellations : « Il y a eu sept interpellations, dont cinq gardes à vue, parfois pour refus d’obtempérer ou violence contre les forces de l’ordre ». Il a également dénoncé « un marché à ciel ouvert de la consommation de stupéfiants ». Concernant les blessés, Laurent Nuñez a indiqué que depuis vendredi, on recense « 28 urgences relatives et cinq urgences absolues, dont 12 personnes transportées dans des hôpitaux, en partie pour de la consommation de stupéfiants ».
Sanctions à venir
En conclusion, le ministre a assuré que « tous ceux qui sortent de ce Teknival » seront « verbalisés à double titre » : d'une part pour avoir pénétré sur un terrain militaire, et d'autre part pour avoir participé à un rassemblement illégal. Si la future loi Ripost, qui vise à criminaliser l'organisation de rave-parties, est adoptée, organiser une telle fête pourrait être puni de deux ans d'emprisonnement.



