Escalade militaire entre Washington et Téhéran
Donald Trump a annoncé avoir lancé une riposte « très puissante » contre l’Iran après qu’un hélicoptère américain a été abattu par Téhéran, mardi 9 juin. En réponse, les forces iraniennes ont visé plusieurs bases américaines dans le Golfe. Une ombre supplémentaire plane sur le cessez-le-feu annoncé début avril par les États-Unis.
Le président américain a reproché à l’Iran d’avoir abattu un hélicoptère américain près du détroit d’Ormuz et demandé une riposte de l’armée américaine, effectuée dans la foulée. « Ils ont abattu un hélicoptère et nous ripostons en ce moment même », a déclaré Donald Trump à ABC News. « Je pense que la réponse devrait être très forte, très puissante, et c’est actuellement le cas. »
Attaques américaines sur le sol iranien
Les médias officiels iraniens ont rapporté que l’île de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz, avait été attaquée et qu’une frappe avait été confirmée à Jask et Sirik. Selon l’agence de presse Fars, des explosions ont été entendues dans la province du Hormozgan. Ces attaques américaines ont notamment « endommagé un pylône de télécommunications à Sirik et détruit deux réservoirs d’eau dans la ville », a indiqué l’armée idéologique iranienne.
Menaces iraniennes de représailles
En réponse, le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a promis une réplique des forces iraniennes. « En dépit de ses défaites sur le champ de bataille, les États-Unis ont choisi de mettre à l’épreuve notre détermination. Nos puissantes forces armées ne laisseront aucune attaque ni aucune menace sans réponse », a écrit le chef de la diplomatie iranienne sur X.
Dans la foulée, les Gardiens de la révolution iraniens ont dit avoir attaqué la Cinquième flotte des États-Unis au Bahreïn ainsi qu’une base américaine en Jordanie en représailles aux frappes américaines et ont menacé de « réponses plus importantes » si les hostilités se poursuivaient, selon les médias.
Une source militaire iranienne, citée par la presse officielle, a démenti plus tôt une quelconque opération de l’armée iranienne près d’Ormuz au cours des vingt-quatre heures écoulées, prévenant l’« ennemi » de ne pas se servir de cet incident comme « prétexte » pour relancer les hostilités.
Contexte régional tendu
Plusieurs accrochages avaient déjà eu lieu entre les deux pays depuis l’annonce début avril d’un cessez-le-feu temporaire, avec plusieurs séries de frappes de l’armée américaine près du détroit d’Ormuz et des attaques iraniennes dans le Golfe, jetant un doute sur une issue diplomatique au conflit.
Ce regain de tensions intervient dans la foulée d’une confrontation directe entre l’Iran et Israël, auquel Téhéran a reproché d’avoir enfreint une trêve au Liban en attaquant la capitale Beyrouth. L’armée israélienne a envahi et occupe une partie du Liban depuis début mars. Des milliers de personnes ont été tuées par Tsahal. Des représentants israéliens et iraniens ont déclaré lundi que les attaques étaient suspendues, tout en ajoutant se tenir prêts à reprendre les hostilités.



