Au Pakistan, le maréchal Asim Munir, chef de l'armée, mène une transformation en profondeur du pays, combinant une répression politique sévère et des réformes économiques ambitieuses. Depuis sa nomination, il a consolidé le pouvoir militaire, marginalisant les partis politiques traditionnels, notamment le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI) de l'ancien Premier ministre Imran Khan.
Une mainmise sur le pouvoir politique
Le maréchal Munir a orchestré une vaste campagne de répression contre les opposants. Des milliers de militants du PTI ont été arrêtés, et plusieurs procès pour sédition et corruption ont été intentés contre des figures politiques. Les médias indépendants sont sous pression, et les critiques du gouvernement sont souvent réduits au silence. Cette stratégie vise à éliminer toute opposition avant les prochaines élections, prévues dans un an.
Réformes économiques controversées
Parallèlement, le maréchal Munir a lancé un plan de réformes économiques drastiques, soutenu par le Fonds monétaire international (FMI). Ces mesures incluent :
- Une hausse des impôts sur les classes moyennes et supérieures.
- La suppression des subventions sur l'énergie et les denrées de base.
- Une privatisation massive des entreprises publiques.
Ces réformes ont provoqué une flambée des prix et une augmentation de la pauvreté, notamment dans les zones rurales. Les syndicats dénoncent une « austérité imposée » qui frappe les plus vulnérables.
Un pouvoir militaire renforcé
Le maréchal Munir a également renforcé le rôle de l'armée dans l'économie. Les entreprises militaires, déjà omniprésentes, ont étendu leur emprise sur des secteurs clés comme les télécommunications, l'immobilier et l'agriculture. Cette mainmise suscite des critiques, accusant l'armée de détourner les ressources de l'État à son profit.
Sur le plan sécuritaire, le maréchal Munir a intensifié les opérations contre les groupes talibans le long de la frontière afghane. Cependant, des analystes estiment que cette approche militaire ne règle pas les causes profondes de l'instabilité, comme le chômage des jeunes et le manque d'éducation.
Réactions internationales
La communauté internationale observe avec inquiétude cette dérive autoritaire. Les États-Unis et l'Union européenne ont exprimé leurs préoccupations, mais restent dépendants du Pakistan pour la stabilité régionale. La Chine, alliée de longue date, continue de soutenir le régime, voyant dans le maréchal Munir un partenaire fiable pour ses investissements dans le cadre de la Belt and Road Initiative.
En conclusion, le maréchal Munir remodèle le Pakistan selon une vision autoritaire et militarisée, au prix de libertés civiles et de la justice sociale. L'avenir du pays reste incertain, entre résistance politique et défis économiques.



