Un accord préliminaire de 60 jours sur le détroit d'Ormuz pourrait être annoncé dès ce mercredi, selon le site américain Axios, qui cite des « sources régionales ». Ce texte, négocié entre l'Iran et le sultanat d'Oman, organiserait le passage maritime dans cette voie stratégique, sans péage ni droit de passage.
Un dispositif de navigation à double voie
Selon Axios, tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, tandis que les navires sortants suivraient une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman. Ce dispositif vise à fluidifier le trafic tout en évitant les tensions, alors que la zone est cruciale pour le commerce international des hydrocarbures.
Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump a de nouveau haussé le ton. Mardi, dans un entretien à Fox News, il a déclaré que le détroit d'Ormuz ouvrirait « très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort ». Il a également affirmé avoir de « très bonnes discussions » avec Téhéran, assurant que l'Iran souhaitait parvenir à un accord. « J'ai le temps », a-t-il ajouté, à propos d'un conflit qui dure depuis plus de cinq mois.
Des signes de progrès diplomatiques
De son côté, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a souligné mardi des « progrès » dans les négociations avec l'Iran et Oman. Le ministre des Finances Scott Bessent a évoqué sur CNBC un accord « aujourd'hui ou demain (mercredi) », visant à « rouvrir le détroit ».
Ces avancées contrastent avec les menaces répétées de Washington. Donald Trump a posé un ultimatum à l'Iran, parlant d'« accord » ou de « capitulation totale ». Parallèlement, le Liban a entamé mardi une nouvelle session de pourparlers avec Israël à Rome, sous parrainage américain, pour des retraits successifs des forces israéliennes du sud du pays.
Un enjeu économique et géopolitique majeur
Le détroit d'Ormuz, situé entre l'Iran et Oman, est un passage stratégique par lequel transite environ 20 % de la production mondiale de pétrole. Toute perturbation de ce trafic a des répercussions immédiates sur les prix de l'énergie et l'économie mondiale. Un accord préliminaire, même temporaire, serait perçu comme un signal d'apaisement dans une région marquée par des tensions croissantes.
Selon Axios, cet accord de 60 jours pourrait être annoncé dès mercredi, mais les détails restent à confirmer. Les négociations, menées avec la médiation d'Oman, semblent progresser, mais les obstacles demeurent, tant les positions de Washington et de Téhéran ont été marquées par une escalade rhétorique.



