Ma chronique parue dans l’Express cette semaine a suscité beaucoup de réactions. J’ai pensé que la meilleure des réponses était un développement précis de mes arguments et la présentation d’une nouvelle stratégie pour notre pays dans cette région du monde.
Un monde en mutation, une diplomatie figée
Le monde a changé. Le Moyen-Orient aussi. La France, elle, récite ses anciennes formules. Face à la campagne militaire israélo-américaine d’une intensité inédite en Iran, assumant une logique de décapitation et d’anéantissement des capacités balistiques et nucléaires du régime des mollahs, la diplomatie française est restée prisonnière d’un logiciel diplomatique frappé d’obsolescence.
Comprendre la métamorphose de la conflictualité moderne
Incapable d’appréhender la métamorphose de la conflictualité moderne – cette guerre imbriquant le civil et le militaire, avec des acteurs transnationaux déterritorialisés qui cherchent à dicter leur loi par le terrorisme –, Paris s’est réfugiée dans l’incantation dogmatique. Il est urgent de repenser notre approche pour répondre efficacement aux défis sécuritaires et diplomatiques actuels.
Cette nouvelle stratégie doit intégrer plusieurs axes : une coopération renforcée avec les alliés régionaux, une lutte déterminée contre les réseaux terroristes, et une politique de défense adaptée aux menaces hybrides. La France peut jouer un rôle clé en proposant une médiation équilibrée et en soutenant les forces modérées.



