En Iran, une semaine après la levée partielle du blocus numérique, les internautes ont retrouvé un accès limité à certains réseaux sociaux et messageries. Mais cette ouverture, saluée comme une victoire par les militants, est en réalité une vraie-fausse liberté, car la censure et la surveillance persistent.
Un accès limité et conditionné
Le gouvernement iranien a autorisé l'accès à WhatsApp, Instagram et YouTube, mais sous conditions. Les connexions sont filtrées et les contenus jugés sensibles restent bloqués. Les autorités justifient cette mesure par la nécessité de maintenir l'ordre et la sécurité nationale, tandis que les opposants dénoncent une manipulation.
Les applications autorisées
- WhatsApp : autorisé mais avec un filtrage des messages.
- Instagram : accessible, mais les comptes politiques sont surveillés.
- YouTube : visionnage possible, mais pas de téléchargement ni de commentaires.
Une surveillance renforcée
Parallèlement, le régime a intensifié la surveillance des activités en ligne. Les fournisseurs d'accès doivent signaler toute activité suspecte, et les VPN sont toujours interdits. Les internautes doivent donc composer avec une liberté surveillée, où chaque clic peut être tracé.
Les réactions de la société civile
Les organisations de défense des droits numériques ont salué cette ouverture tout en restant prudentes. « C'est un pas en avant, mais insuffisant », déclare un porte-parole de l'ONG Article 19. « La véritable liberté d'expression nécessite la fin de la censure et de la surveillance de masse. »
Un contexte politique tendu
Cette décision intervient dans un contexte de tensions sociales et politiques. Les manifestations de 2022 avaient été réprimées dans le sang, et le pouvoir cherche à apaiser la population sans perdre le contrôle. La levée partielle du blocus est perçue comme une tentative de gérer l'opinion publique tout en maintenant un contrôle strict.
En conclusion, si les Iraniens peuvent désormais utiliser certains outils numériques, la liberté reste illusoire. La censure et la surveillance persistent, rappelant que le régime ne renonce pas à son emprise sur l'information.



