Iran refuse l'inspection de ses sites bombardés par Israël et États-Unis
Iran refuse inspection sites bombardés par Israël et USA

L'Iran ferme la porte aux inspections de l'AIEA

L'Iran a déclaré mardi 23 juin 2026 qu'il ne prévoit pas de permettre à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'inspecter ses sites nucléaires qui ont été bombardés par Israël et les États-Unis. Cette annonce a été faite par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, lors d'un point presse à Téhéran.

Selon Kanaani, « l'Iran n'a aucune intention de permettre à l'AIEA d'accéder à ces sites, car les bombardements ont été une violation flagrante de notre souveraineté nationale ». Il a ajouté que toute inspection serait conditionnée à la levée des sanctions et à la reconnaissance des dommages causés.

Des bombardements contestés

Les frappes israéliennes et américaines, survenues la semaine dernière, ont visé plusieurs installations nucléaires iraniennes, dont les sites de Natanz et d'Ispahan. Selon des sources officielles iraniennes, ces attaques ont causé des dégâts significatifs mais n'ont pas compromis la capacité nucléaire du pays. L'Iran a dénoncé ces actions comme une « agression barbare » et a promis des représailles.

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Le gouvernement iranien a également saisi le Conseil de sécurité de l'ONU, exigeant une condamnation internationale. De son côté, l'AIEA a exprimé sa préoccupation et appelé à un accès immédiat pour évaluer les dommages et prévenir tout risque de prolifération.

Réactions internationales

Les États-Unis et Israël ont justifié leurs frappes en invoquant la menace posée par le programme nucléaire iranien. Un porte-parole du département d'État américain a déclaré : « Nous agissons pour protéger nos alliés et empêcher l'Iran d'acquérir une arme nucléaire. Nous soutenons pleinement le rôle de l'AIEA et exigeons que l'Iran se conforme à ses obligations. »

La Russie et la Chine ont condamné les bombardements et appelé à la retenue. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié les frappes de « dangereuse escalade » et a exhorté toutes les parties à revenir à la table des négociations.

Conséquences pour l'accord nucléaire

Cette crise compromet davantage les efforts pour relancer l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien (JCPOA). Les pourparlers de Vienne étaient déjà au point mort, et cette nouvelle tension pourrait enterrer définitivement tout espoir de compromis. Un diplomate européen, sous couvert d'anonymat, a confié : « Nous assistons à une impasse totale. L'Iran utilise ces bombardements comme prétexte pour se soustraire à ses engagements. »

L'AIEA a publié un rapport indiquant que l'Iran enrichit désormais de l'uranium à 60 %, se rapprochant du seuil nécessaire pour une arme. Selon des experts, si l'Iran refuse les inspections, la communauté internationale aura peu de moyens pour vérifier ses activités.

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