L'équipe de négociation iranienne a quitté la Suisse lundi 22 juin, mais des discussions techniques doivent se poursuivre toute la semaine, a indiqué une source diplomatique à l'Agence France-Presse (AFP). Ce départ intervient après une série de rencontres avec les représentants des grandes puissances sur le programme nucléaire iranien.
Des discussions techniques maintenues
Selon cette source, les discussions techniques, qui portent notamment sur les modalités de retour à l'accord de Vienne de 2015, se poursuivront à distance ou en présentiel. « Les négociateurs iraniens sont repartis, mais le travail technique continue », a-t-elle précisé.
Les pourparlers, qui se déroulent en Suisse depuis plusieurs jours, visent à trouver une issue à la crise nucléaire iranienne. Les discussions avaient été suspendues à plusieurs reprises ces derniers mois.
Un calendrier serré
La source diplomatique a indiqué que les discussions techniques doivent se dérouler « toute la semaine » et pourraient aboutir à une nouvelle session de négociations politiques. « On avance pas à pas, mais il y a une volonté commune de trouver un accord », a-t-elle ajouté.
L'Iran et les grandes puissances (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine) tentent de sauver l'accord de 2015, qui prévoit un encadrement du programme nucléaire iranien en échange d'une levée des sanctions. Les États-Unis se sont retirés de l'accord en 2018 sous Donald Trump, ce qui a conduit l'Iran à enrichir de l'uranium à des niveaux proches de ceux nécessaires à la fabrication d'une bombe atomique.
Des signaux contradictoires
Le départ de l'équipe iranienne de Suisse intervient alors que des signaux contradictoires émanaient de Téhéran ces derniers jours. Certains responsables iraniens avaient évoqué une possible avancée, tandis que d'autres durcissaient le ton.
« Les Iraniens veulent montrer qu'ils ne sont pas pressés, mais ils savent que le temps joue contre eux », analyse un diplomate occidental. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), l'Iran dispose désormais d'uranium enrichi à 60 %, un seuil proche des 90 % nécessaires à une arme nucléaire.
La Suisse, médiatrice historique
La Suisse joue un rôle de médiateur historique dans les négociations avec l'Iran, représentant les intérêts américains à Téhéran depuis la rupture des relations diplomatiques en 1980. Les discussions techniques devraient se poursuivre dans les locaux de l'ambassade suisse à Téhéran ou via des canaux diplomatiques.
« Les discussions techniques sont cruciales pour préparer le terrain à une reprise des négociations politiques », a déclaré un porte-parole du ministère suisse des Affaires étrangères.



