Le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a été inhumé jeudi 9 juillet 2026 à Mashhad, dans le nord-est du pays, au terme d’une semaine de procession funéraire. Plusieurs milliers de personnes se sont pressées pour rendre hommage au défunt, tué le 28 février lors du premier jour de la campagne de bombardements des États-Unis et d’Israël.
Une cérémonie nationale à Mashhad
La cérémonie s’est tenue au mausolée de l’imam Reza, principal lieu saint chiite en Iran, où le cercueil d’Ali Khamenei a été déposé par hélicoptère. Le cortège funèbre, parti plus tôt cette semaine de plusieurs villes saintes chiites en Irak, a traversé lentement les rues de Mashhad. Le camion transportant le cercueil n’a pas pu poursuivre sa route en raison de la foule massée à proximité du bâtiment.
Des milliers de personnes ont accompagné le cercueil, vêtues de noir, agitant des drapeaux iraniens, des photos du défunt et des pancartes aux slogans révolutionnaires. Au milieu de la foule, une pancarte géante sur laquelle était écrit : « Nous tuerons Trump ».
Mojtaba Khamenei, grand absent
Mojtaba Khamenei, l’un des fils d’Ali Khamenei, qui lui a succédé comme guide suprême, n’a pas été aperçu lors des funérailles. Il n’a plus été vu en public depuis qu’il a été blessé dans l’attaque américano-israélienne qui a tué son père. Selon des sources non officielles, son absence alimente les spéculations sur son état de santé et la stabilité de la transition du pouvoir.
Des défis internes persistants
Sur fond de regain des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, les autorités iraniennes présentent les funérailles comme la preuve de la popularité de la République islamique, près d’un demi-siècle après la révolution de 1979. Cependant, en marge du conflit régional, demeurent en Iran des défis internes majeurs. Plusieurs vagues de manifestations ces dernières années ont dénoncé la pauvreté, la répression et contesté le règne d’Ali Khamenei, au pouvoir pendant près de quatre décennies.
Le dernier mouvement de protestation, en janvier 2026, peu avant le début de la guerre, a été réprimé dans le sang : des milliers de personnes ont été tuées, selon des rapports d’organisations de défense des droits humains. Les funérailles d’Ali Khamenei, bien que massives, n’effacent pas les tensions sociales et politiques qui persistent en Iran.



