Les Gardiens de la révolution iraniens affirment avoir visé une base américaine à Bahreïn
Iran: frappe revendiquée sur base américaine à Bahreïn

Les Gardiens de la révolution iraniens ont revendiqué dans la nuit du 30 juillet 2026 une attaque de missiles contre une base américaine située à Bahreïn, marquant une escalade significative des tensions au Moyen-Orient. Selon un communiqué officiel, six missiles ont été tirés en direction de la base navale de la Cinquième Flotte américaine, à Manama. L'attaque, qualifiée de « représailles » par Téhéran, fait suite à des frappes israéliennes présumées contre des installations iraniennes en Syrie la semaine précédente.

Les détails de l'attaque

Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a précisé que les missiles utilisés étaient des « Fath-360 », une nouvelle génération de projectiles à courte portée. « Cette attaque est une réponse aux crimes du régime sioniste et à la présence illégitime des forces américaines dans la région », a déclaré le général Hossein Salami, commandant en chef du CGRI, dans un message diffusé par la télévision d'État iranienne. Les autorités bahreïniennes ont confirmé que deux missiles étaient tombés à proximité de la base, sans faire de victimes, tandis que les quatre autres auraient été interceptés par le système de défense antimissile Patriot américain.

Des images non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux montrent des explosions dans le ciel de Manama, suivies d'une alerte à la population. Le Pentagone a confirmé l'incident, précisant que l'alerte avait été donnée et que les soldats s'étaient mis à l'abri. Aucun dégât matériel majeur n'a été signalé. Les États-Unis ont immédiatement condamné l'attaque, qualifiée d'« acte de provocation dangereux » par le secrétaire à la Défense, Lloyd Austin.

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Réactions internationales

La communauté internationale a réagi avec inquiétude. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à la retenue et à une désescalade immédiate, craignant un embrasement régional. L'Union européenne a exprimé sa solidarité avec Bahreïn et les États-Unis, tout en exhortant l'Iran à revenir sur sa décision. Israël, de son côté, a salué la défense américaine et réitéré son droit à se défendre face aux « menaces iraniennes ».

L'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, voisins de Bahreïn, ont mis leurs forces en état d'alerte et déployé des systèmes de défense supplémentaires. L'Iran, quant à lui, a justifié l'attaque comme un acte légitime de défense, en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations unies. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré : « Nous ne cherchons pas la guerre, mais nous n'hésiterons pas à défendre notre souveraineté et nos intérêts nationaux contre toute agression. »

Conséquences régionales

Cette attaque intervient dans un contexte de tensions extrêmes entre l'Iran, Israël et les États-Unis. Depuis plusieurs mois, les Gardiens de la révolution multiplient les frappes de drones et de missiles contre des cibles liées à Israël et aux États-Unis, notamment en Irak et en Syrie. L'attaque contre la base de Bahreïn représente toutefois une première dans le Golfe, où la présence militaire américaine est importante.

Les experts estiment que cette escalade pourrait compromettre les négociations sur le nucléaire iranien, en suspens depuis 2025. « L'Iran teste les limites de la réponse américaine », analyse Fatima al-Sayed, chercheuse au Centre d'études stratégiques du Golfe à Dubaï. « Si les États-Unis ne réagissent pas militairement, Téhéran pourrait être encouragé à intensifier ses attaques. Mais une riposte américaine risquerait d'embraser toute la région. »

Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi : le baril de Brent a bondi de plus de 4 % dans les heures suivant l'annonce de l'attaque, atteignant 89 dollars, son plus haut niveau depuis quatre mois. Les compagnies aériennes ont également dérouté certains vols au-dessus du Golfe, par précaution. Bahreïn a annoncé la fermeture temporaire de son espace aérien civil, tandis que les écoles et les administrations publiques resteront fermées le lendemain.

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Les Gardiens de la révolution ont promis de nouvelles frappes si les « agressions » ne cessent pas. Dans un communiqué, le CGRI a menacé de viser d'autres bases américaines, notamment au Koweït et aux Émirats arabes unis. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré que l'attaque était « un avertissement » et que l'Iran était prêt à « toutes les options ».

Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence dans les prochaines heures pour discuter de la situation. La Russie et la Chine, alliées de l'Iran, devraient bloquer toute résolution condamnant Téhéran. Les États-Unis, de leur côté, étudient des sanctions supplémentaires contre le programme balistique iranien. L'issue de cette crise pourrait redessiner la carte des alliances au Moyen-Orient.