Une majorité d'Iraniens rejette la guerre
Alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran atteignent un pic, un récent sondage révèle que 62 % des Iraniens s'opposent à une guerre avec Washington. L'enquête, menée par l'Institut de sondage iranien (ISPA), montre que la population redoute les conséquences économiques et humanitaires d'un conflit.
Trump et Netanyahou perçus comme des agresseurs
Seulement 18 % des personnes interrogées estiment que les menaces du président américain Donald Trump sont crédibles. En revanche, 45 % jugent que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pousse à une escalade. « Les Iraniens voient en Netanyahou un faucon de guerre, tandis que Trump est perçu comme imprévisible », explique un analyste politique basé à Téhéran.
Khamenei critiqué par une partie de la population
Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, voit sa cote de popularité chuter : 38 % des sondés désapprouvent sa gestion des affaires étrangères. « Beaucoup d'Iraniens estiment que la rhétorique anti-américaine de Khamenei aggrave la situation économique », souligne l'étude. Pourtant, 41 % déclarent soutenir le régime en cas d'attaque extérieure, un chiffre en baisse par rapport aux années précédentes.
Un désir de paix et de stabilité économique
L'économie est la préoccupation majeure : 73 % des Iraniens craignent une détérioration de leur pouvoir d'achat en cas de guerre. Les sanctions internationales ont déjà affaibli le pays, et le peuple aspire à une reprise du dialogue. « Les Iraniens en ont assez des conflits. Ils veulent du pain, pas des bombes », résume un habitant de Téhéran interrogé par Le Point.



