Israël a officiellement transmis aux États-Unis ses inquiétudes concernant le plan de désarmement du Hamas annoncé par Donald Trump, selon des sources diplomatiques proches des négociations. Cette communication intervient alors qu’un accord-cadre a été conclu pour l’avenir de Gaza.
Le plan, présenté par le président américain il y a plusieurs jours, prévoit une feuille de route pour neutraliser les capacités militaires du Hamas et transférer progressivement le contrôle de l’enclave à une administration civile. Il inclut également un calendrier de retrait des troupes israéliennes et la mise en place d’un mécanisme de vérification international.
Les réserves de Jérusalem
Selon un haut responsable sécuritaire israélien, les autorités redoutent un calendrier trop serré qui ne permettrait pas de sécuriser les zones frontalières. Elles demandent notamment des garanties renforcées sur la remise des armes lourdes et la dissolution des brigades armées du Hamas.
D’autres préoccupations concernent le rôle de l’Autorité palestinienne dans la gestion future de Gaza et la prévention d’une résurgence du mouvement islamiste après le retrait israélien. Les responsables israéliens insistent sur la nécessité d’un contrôle de sécurité permanent le long de la frontière.
Les contours du plan américain
L’initiative de Donald Trump s’inscrit dans une série d’efforts diplomatiques pour mettre fin à des mois de conflit meurtrier. Le plan prévoit un désarmement progressif sous supervision internationale, la réouverture des points de passage pour l’aide humanitaire et le lancement de projets de reconstruction.
De sources américaines, Washington est prêt à intégrer les demandes israéliennes dans une version révisée, à condition qu’elles ne remettent pas en cause l’équilibre global de l’accord. Une réunion de suivi est prévue dans les prochains jours avec les médiateurs qataris et égyptiens.
Selon les autorités sanitaires de Gaza, plus de 40 000 personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, tandis que des centaines de milliers de déplacés vivent dans des conditions humanitaires critiques.
Les défis à venir
La mise en œuvre de cet accord reste conditionnée à la résolution de plusieurs points litigieux, notamment le statut des prisonniers et le contrôle du corridor de Philadelphie, à la frontière entre Gaza et l’Égypte.
Malgré les tensions, les diplomates espèrent qu’un accord final pourra être annoncé dans les semaines à venir. La communauté internationale, elle, suit avec attention les évolutions de ce dossier complexe, où chaque étape conditionne la stabilité de toute la région.



