Au moins 13 Palestiniens ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans la bande de Gaza, lors de bombardements israéliens qui se sont poursuivis malgré l'annonce d'un accord de cessez-le-feu, ont indiqué les services de secours locaux. Les frappes ont touché plusieurs quartiers de la ville de Gaza, ainsi que des zones du centre et du sud de l'enclave.
Des frappes malgré l'annonce d'une trêve
Les médiateurs égyptiens et qataris avaient annoncé, quelques heures plus tôt, qu'un accord de cessez-le-feu était imminent, après des semaines de négociations indirectes entre Israël et le Hamas. Mais les bombardements n'ont pas cessé, aggravant un bilan déjà lourd. Selon les autorités sanitaires locales, au moins 13 corps ont été extraits des décombres, tandis que des dizaines de blessés ont été transportés dans les hôpitaux, déjà saturés.
Les frappes ont notamment visé un immeuble résidentiel dans le quartier de Zeitoun, à l'est de Gaza-ville, et un camp de réfugiés dans la zone de Nousseirat. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des secouristes fouillant les ruines à la recherche de survivants. La défense civile a confirmé que les opérations de recherche se poursuivaient, le nombre de victimes pouvant encore augmenter.
Un accord fragile déjà compromis
Cet épisode illustre la fragilité de la trêve annoncée. Les négociateurs, qui espéraient une entrée en vigueur du cessez-le-feu dans les prochains jours, sont confrontés à la réalité du terrain : les frappes ont déjà fait échouer plusieurs tentatives de trêve par le passé. L'accord en discussion prévoit un échange de prisonniers et une aide humanitaire renforcée, mais les factions armées palestiniennes n'ont pas officiellement confirmé leur accord.
Côté israélien, l'armée a justifié les frappes en invoquant des cibles du Hamas et des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Selon un responsable militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat, les opérations se poursuivront tant que la menace n'est pas neutralisée. Cette position risque de compromettre les pourparlers et de prolonger le conflit, qui a déjà fait des milliers de morts depuis son déclenchement.
Des conséquences humanitaires désastreuses
La poursuite des bombardements aggrave une crise humanitaire déjà critique. Selon l'ONU, plus de 80 % de la population de Gaza est déplacée, et les hôpitaux manquent de médicaments, de carburant et de personnel. Les frappes de cette nuit ont en outre endommagé plusieurs infrastructures civiles, dont une école abritant des familles déplacées, selon des témoins.
La communauté internationale a réagi en appelant à la retenue. Une déclaration conjointe de la Ligue arabe et de l'Union européenne a demandé l'arrêt immédiat des violences et la mise en œuvre rapide de l'accord humanitaire. Mais, sur le terrain, la méfiance reste profonde, chaque camp accusant l'autre de vouloir faire échouer les négociations.



