Funérailles de Khamenei : l'absence de son fils Mojtaba fragiliserait le pouvoir
Funérailles de Khamenei : absence de son fils Mojtaba inquiète

Le 4 juillet 2026, les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei ont eu lieu à Téhéran. L'absence notable de son fils Mojtaba Khamenei, considéré comme son successeur potentiel, a suscité des interrogations sur la stabilité du régime. Selon des analystes cités par Libération, cette absence pourrait être le signe de divisions internes ou de luttes de pouvoir au sein de la République islamique.

Une succession incertaine

Mojtaba Khamenei, âgé de 56 ans, est un religieux influent mais discret. Il n'a pas été vu lors des cérémonies officielles, ce qui contraste avec les attentes d'une transition en douceur. « Si Mojtaba n'est pas présent, cela pourrait indiquer qu'il n'a pas le soutien unanime des factions clés, notamment le Corps des Gardiens de la révolution islamique », explique un expert en politique iranienne. Le guide suprême, qui détient le pouvoir ultime en Iran, est choisi par l'Assemblée des experts. La succession de Khamenei, au pouvoir depuis 1989, est cruciale pour l'avenir du pays.

Un régime fragilisé

L'absence de Mojtaba intervient dans un contexte de tensions internes et de contestation populaire. En 2022-2023, le mouvement « Femme, Vie, Liberté » a secoué le régime. Depuis, la répression s'est accentuée, mais des fissures apparaissent. « Le régime est plus fragile qu'il n'y paraît. Si la succession se fait dans la discorde, cela pourrait accélérer une crise de légitimité », affirme un chercheur spécialiste de l'Iran. Les funérailles ont été marquées par une forte présence sécuritaire, avec des centaines de milliers de personnes dans les rues, mais l'absence du fils du guide a alimenté les spéculations.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Qui pour succéder à Khamenei ?

Outre Mojtaba, d'autres noms circulent, comme celui de l'ayatollah Mahmoud Hashemi Shahroudi, décédé en 2018, ou de l'ayatollah Sadeq Larijani. Mais aucun n'a l'onction populaire. La décision finale revient à l'Assemblée des experts, composée de 88 membres élus. « Le processus est opaque, mais l'absence de Mojtaba pourrait ouvrir la voie à un compromis entre factions », note un diplomate occidental. L'Iran traverse une période économique difficile, avec des sanctions internationales et une inflation galopante. Une transition chaotique pourrait aggraver la situation.

Réactions internationales

Les États-Unis et l'Union européenne ont appelé à une transition pacifique. La Russie et la Chine ont présenté leurs condoléances. « L'Iran est un acteur clé au Moyen-Orient. Sa stabilité nous concerne tous », a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay. Les funérailles de Khamenei, qui a dirigé l'Iran pendant 37 ans, marquent la fin d'une ère. L'absence de son fils pourrait être le premier signe d'une recomposition du pouvoir à Téhéran.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale