De nouvelles frappes aériennes ont secoué l'Irak et le Liban ce mercredi 29 juillet, marquant une escalade significative dans le conflit qui embrase le Moyen-Orient. Selon des sources militaires américaines, au moins 12 frappes ont ciblé des positions de milices pro-iraniennes dans l'ouest de l'Irak, faisant 18 morts et 35 blessés d'après un bilan provisoire communiqué par les autorités irakiennes.
Bombardements au Liban : des villages du sud pris pour cible
Au Liban, l'armée israélienne a mené des bombardements intensifs sur plusieurs localités du sud du pays. Les frappes ont visé des infrastructures qu'Israël qualifie de « terroristes », liées au Hezbollah. Selon l'Agence nationale d'information libanaise, au moins quatre villages ont été touchés, dont Kfar Kila et Mays al-Jabal. Les secours font état de 7 morts et une vingtaine de blessés.
« Ces frappes sont une réponse directe aux tirs de roquettes qui ont visé le nord d'Israël ces derniers jours », a déclaré un porte-parole militaire israélien. De son côté, le Hezbollah a confirmé avoir perdu deux combattants dans ces bombardements.
Bases américaines ciblées par l'Iran : la riposte s'organise
Parallèlement, des bases abritant des troupes américaines en Irak et en Syrie ont été la cible de tirs de drones et de roquettes. Une attaque revendiquée par la Résistance islamique en Irak, une coalition de milices pro-iraniennes. Selon un responsable américain s'exprimant sous couvert d'anonymat, un drone a touché un hangar sur la base d'Ain al-Asad, dans l'ouest de l'Irak, sans faire de victime. Toutefois, deux soldats américains ont été légèrement blessés lors d'une attaque similaire sur la base d'Al-Tanf, en Syrie.
Le Pentagone a annoncé le déploiement de renforts, notamment des batteries antimissiles Patriot, pour protéger ses installations. « Nous ne tolérerons pas ces attaques et nous répondrons de manière appropriée », a prévenu le secrétaire américain à la Défense.
Réactions internationales : appel à la désescalade
La communauté internationale s'est inquiétée de cette flambée de violence. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a appelé à « une retenue maximale » et à « un cessez-le-feu immédiat ». De son côté, la France a condamné « les frappes qui frappent des civils » et demandé la protection des populations.
« Le cycle de représailles doit cesser », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères dans un communiqué. « Seule une solution politique permettra de ramener la paix dans la région. »
Conséquences humanitaires : des milliers de déplacés
Sur le terrain, la situation humanitaire se dégrade. Au Liban, l'ONU estime que près de 15 000 personnes ont fui les zones bombardées ces dernières 48 heures. En Irak, des milliers de familles se sont réfugiées dans des écoles et des mosquées. Le Comité international de la Croix-Rouge a lancé un appel aux dons pour faire face aux besoins urgents.
« Nous assistons à une catastrophe humanitaire qui s'aggrave d'heure en heure », a alerté une porte-parole de l'UNICEF.



