Après plusieurs jours d'accalmie, la violence a repris au Moyen-Orient, cette fois depuis l'Irak. Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis et l'Arabie saoudite ont mené des frappes contre des unités basées en Irak, soutenues par l'Iran et qualifiées de « terroristes » par Washington. Ces raids ont tué au moins 20 personnes, toutes membres du Hachd al-Chaabi, une alliance d'anciens paramilitaires intégrée aux forces armées irakiennes, qui inclut des groupes pro-iraniens.
Des drones visent des installations saoudiennes
Parallèlement, plusieurs drones en provenance d'Irak ont ciblé des installations pétrolières saoudiennes ces dernières heures. L'armée américaine a prévenu que l'Iran et ses groupes alliés « terroristes devaient cesser leurs attaques pour éviter une nouvelle riposte américaine ». L'Arabie saoudite avait déjà signalé des attaques similaires lundi, appelant Bagdad à empêcher que son territoire ne soit utilisé pour lancer des opérations contre le royaume.
Enquête irakienne et déni de la Résistance islamique
Le gouvernement irakien a annoncé l'ouverture d'une enquête sur ces frappes, tandis que la « Résistance islamique en Irak », une coalition de groupes armés pro-iraniens, a nié toute implication dans les attaques contre l'Arabie saoudite. Cette formation regroupe plusieurs milices qui ont souvent ciblé des intérêts américains et saoudiens dans la région.
Ces frappes surviennent après deux semaines de bombardements intenses, les plus lourds depuis le cessez-le-feu d'avril entre les parties. Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie avec l'Iran, tout en avertissant que les actions militaires se poursuivront si les provocations ne cessent pas. La situation reste tendue, avec un risque d'escalade régionale.



