Fermeture maintenue du détroit d'Ormuz
L'Iran a déclaré ce mercredi 15 juillet 2026 que le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour le transport du pétrole, restera fermé jusqu'à ce que les « actes d'agression » des États-Unis cessent. Cette annonce a été faite par le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanaani, lors d'un point presse à Téhéran.
« Le détroit d'Ormuz sera fermé jusqu'à la fin des actes d'agression des États-Unis », a déclaré M. Kanaani, cité par l'agence de presse officielle iranienne IRNA. Cette décision fait suite à une escalade des tensions entre Téhéran et Washington, après que les États-Unis ont imposé de nouvelles sanctions contre l'Iran la semaine dernière.
Impact sur le marché pétrolier
Le détroit d'Ormuz est un point de passage crucial pour environ 20% du pétrole mondial, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Sa fermeture prolongée pourrait entraîner une hausse significative des prix du brut et perturber les chaînes d'approvisionnement énergétiques mondiales.
Les cours du pétrole ont déjà augmenté de 5% depuis l'annonce de la fermeture, atteignant 95 dollars le baril pour le Brent. Les analystes prévoient une volatilité accrue si la situation persiste.
Réactions internationales
Les États-Unis ont qualifié cette décision de « provocation dangereuse ». Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a déclaré : « La fermeture du détroit d'Ormuz est une violation du droit international et menace la sécurité énergétique mondiale. Nous travaillons avec nos alliés pour garantir la liberté de navigation. »
De son côté, l'Union européenne a appelé à la désescalade et à la reprise des négociations sur le nucléaire iranien. La porte-parole de la Commission européenne, Nabila Massrali, a indiqué : « Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue et à trouver une solution diplomatique. »
Contexte des tensions
Les tensions entre l'Iran et les États-Unis se sont intensifiées depuis le retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien en 2018. Les sanctions américaines ont asphyxié l'économie iranienne, poussant Téhéran à adopter des mesures de rétorsion, dont la fermeture du détroit d'Ormuz en représailles.
En mars 2026, l'Iran avait déjà menacé de fermer le détroit après une attaque attribuée à Israël contre une installation nucléaire iranienne. La situation actuelle marque une nouvelle escalade, avec des conséquences potentielles pour l'économie mondiale.



