De nouveaux bombardements israéliens ont frappé l'Iran dans la nuit de jeudi à vendredi, provoquant une escalade des tensions au Moyen-Orient. En parallèle, cinq Palestiniens ont été tués en Cisjordanie, tandis que le prix du pétrole brut a bondi de plus de 3 % sur les marchés internationaux.
Frappes en Iran : des cibles militaires visées
Selon des sources officielles iraniennes, des frappes aériennes ont ciblé des installations militaires dans les provinces d'Ispahan et de Fars. L'agence de presse iranienne Fars a rapporté que des systèmes de défense antiaérienne ont été activés et que plusieurs explosions ont été entendues dans la région d'Ispahan. Aucune victime n'a été signalée dans l'immédiat, mais les dégâts matériels sont significatifs. L'armée israélienne n'a pas commenté ces frappes, mais des analystes estiment qu'il s'agit d'une réponse à l'attaque de drones iraniens contre Israël la semaine dernière.
Cinq morts en Cisjordanie lors d'une opération israélienne
En Cisjordanie, une opération militaire israélienne dans le camp de réfugiés de Jénine a fait cinq morts palestiniens, selon le ministère de la Santé palestinien. Parmi les victimes figurent trois combattants du Jihad islamique et deux civils. L'armée israélienne a déclaré avoir mené un raid antiterroriste, visant à démanteler des cellules armées. Selon un porte-parole militaire, « l'opération visait des suspects impliqués dans des attentats récents contre des soldats israéliens ». Les affrontements ont duré plusieurs heures, et des témoins rapportent des tirs nourris et des explosions.
Le pétrole s'envole sur fond de craintes d'embrasement régional
Le prix du baril de pétrole Brent a grimpé de 3,4 % vendredi matin, atteignant 82 dollars, son plus haut niveau depuis deux mois. Cette hausse est attribuée aux craintes d'une perturbation de l'approvisionnement en provenance du Moyen-Orient. « Le risque d'une guerre régionale impliquant l'Iran, un grand producteur de pétrole, pousse les investisseurs à la prudence », a commenté un analyste de Goldman Sachs. L'Iran produit environ 3,5 millions de barils par jour, et toute escalade pourrait affecter le détroit d'Ormuz, un passage stratégique pour le transport pétrolier.
Réactions internationales et appels à la désescalade
Les Nations unies ont appelé à une désescalade immédiate, tandis que les États-Unis ont réitéré leur soutien à Israël tout en exhortant à la retenue. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré : « Nous sommes à un moment critique. Chaque nouvelle frappe rapproche la région d'un conflit généralisé. » De son côté, l'Union européenne a convoqué une réunion d'urgence des ministres des Affaires étrangères pour discuter de la situation.
Impact sur la vie quotidienne dans la région
En Iran, les vols civils ont été suspendus dans plusieurs aéroports par mesure de sécurité. En Israël, les habitants des zones frontalières avec le Liban et Gaza ont été invités à se rapprocher des abris. En Cisjordanie, les écoles et commerces sont restés fermés à Jénine après les affrontements. La population locale craint une nouvelle escalade, alors que les échanges de tirs se multiplient à la frontière israélo-libanaise avec le Hezbollah.



