Une nouvelle nuit de bombardements américains a frappé des positions en Irak et en Syrie, tandis que l'Iran a riposté en attaquant des bases au Koweït et à Bahreïn. Le prix du baril de pétrole a poursuivi son envolée, dépassant les 85 dollars, un niveau inédit depuis plusieurs mois.
Bombardements américains intensifiés
Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des cibles liées aux Gardiens de la révolution iraniens en Irak et en Syrie. Selon le Pentagone, ces opérations visent à « dégrader la capacité de l'Iran à mener des attaques contre les forces américaines et leurs alliés ». Au moins 12 combattants ont été tués, selon des sources locales.
Ces frappes interviennent après une attaque de drone contre une base américaine en Jordanie, qui avait fait trois morts. Washington avait promis une réponse « proportionnée mais ferme ».
Riposte iranienne au Koweït et à Bahreïn
En représailles, l'Iran a lancé des missiles balistiques contre des installations militaires au Koweït et à Bahreïn. Les systèmes de défense antiaérienne ont intercepté la plupart des projectiles, mais des dégâts matériels ont été signalés. Aucune victime n'a été rapportée pour l'instant.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a justifié ces frappes en déclarant : « Toute agression contre nos intérêts ou notre territoire entraînera une réponse immédiate et douloureuse. »
Le pétrole s'envole
Le prix du baril de Brent a bondi de 4 % pour atteindre 85,50 dollars, son plus haut niveau depuis octobre. Les analystes estiment que l'escalade pourrait perturber les approvisionnements depuis le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
« Le marché craint une interruption majeure des flux pétroliers, ce qui pousse les prix à la hausse », a commenté un analyste de Goldman Sachs.
Réactions internationales
L'ONU a appelé à la retenue, tandis que l'Union européenne a convoqué une réunion d'urgence. La Russie et la Chine ont dénoncé les frappes américaines et appelé à un cessez-le-feu immédiat. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déclaré : « Nous sommes à un pas d'une escalade régionale aux conséquences catastrophiques. »
De son côté, l'Arabie saoudite a exprimé sa « profonde inquiétude » et exhorté toutes les parties à la désescalade.



