Le gouvernement libanais a vivement condamné ce samedi les nouvelles frappes israéliennes qui ont visé le sud du pays, empêchant l'armée libanaise de se déployer conformément à l'accord de cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.
Des frappes qui entravent le déploiement militaire
Selon un communiqué officiel, les forces israéliennes ont mené plusieurs raids aériens dans les régions de Tyr et de Bint Jbeil, ciblant des positions que l'armée libanaise devait occuper dans le cadre du retrait israélien prévu par l'accord.
Le Premier ministre sortant, Najib Mikati, a déclaré : "Ces attaques délibérées empêchent l'armée libanaise de remplir sa mission de maintien de la paix et de souveraineté dans le sud du pays."
Violation de l'accord de cessez-le-feu
L'accord, négocié sous l'égide des États-Unis et de la France, prévoyait un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement simultané de l'armée libanaise. Depuis son entrée en vigueur, des centaines de violations ont été signalées par l'armée libanaise, mais les frappes de ce samedi sont les plus importantes depuis des semaines.
Le ministère des Affaires étrangères libanais a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU, dénonçant une "agression flagrante" qui menace la stabilité fragile de la région.
Réactions internationales
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a appelé les deux parties à la retenue et à respecter le cessez-le-feu. De son côté, le gouvernement israélien n'a pas commenté dans l'immédiat, mais des sources militaires israéliennes ont indiqué que ces frappes visaient des infrastructures du Hezbollah.
Cependant, Beyrouth rejette ces justifications, affirmant que l'armée libanaise est la seule autorité légitime pour contrôler le sud du pays.
Cette escalade survient alors que le Liban traverse une crise politique et économique profonde. Le président de la République, élu après deux ans de vacance, tente de former un gouvernement capable de mettre en œuvre les réformes nécessaires.
L'armée libanaise, déployée dans le sud depuis l'accord, avait jusqu'à présent réussi à maintenir un calme relatif, mais les frappes israéliennes compromettent ces efforts.
Selon des sources humanitaires, plus de 100 000 personnes ont été déplacées depuis le début des hostilités, et les infrastructures civiles sont gravement endommagées.
Le gouvernement libanais a lancé un appel à l'aide internationale pour financer la reconstruction des zones sinistrées.
L'envoyé spécial américain pour le Liban a exhorté les deux parties à la désescalade et à respecter leurs engagements.
En conclusion, la situation reste tendue. Le déploiement de l'armée libanaise, clé de la stabilité du sud, est entravé par les frappes israéliennes. Beyrouth exige le respect de l'accord de cessez-le-feu et la fin des violations.



