Elie Barnavi et Elias Sanbar dialoguent depuis des décennies. Cet Israélien et ce Palestinien ont en commun d’être nés peu de temps après la Seconde Guerre mondiale, d’avoir été historiens et ambassadeurs, et de toujours avoir prôné, inlassablement, la réconciliation entre leurs deux peuples. Depuis le 7-Octobre, et jusqu’à ce que leurs livres sortent, ils ne s’étaient pas exprimés ensemble dans les médias. Malgré deux ans et demi d’une guerre acharnée, les deux infatigables combattants de la paix expliquent pourquoi ils gardent encore un espoir sur l’issue du conflit.
Un dialogue qui persiste malgré tout
Dans un entretien croisé, Elie Barnavi, auteur du « Dictionnaire amoureux d’Israël », et Elias Sanbar, auteur du « Nouveau dictionnaire amoureux de la Palestine », reviennent sur leur engagement commun pour la paix. Ils soulignent que les Israéliens et les Palestiniens sont « des frères siamois », condamnés à vivre ensemble. Malgré les difficultés, ils refusent de céder au désespoir.
Des parcours parallèles
Tous deux nés peu après la Seconde Guerre mondiale, ils ont embrassé des carrières d’historiens et de diplomates. Leur amitié et leur respect mutuel sont un exemple rare dans un contexte de tensions extrêmes. Ils continuent de porter une voix de paix, même si les pacifistes sont devenus minoritaires des deux côtés.
Un espoir qui demeure
Interrogés sur la difficulté de maintenir une position pacifiste, Elias Sanbar rappelle qu’en 1991, lors des négociations des accords d’Oslo à Madrid, les Palestiniens étaient déjà confrontés à des obstacles immenses. Pourtant, le dialogue a été possible. Aujourd’hui, malgré la guerre, ils estiment que la solution à deux États reste la seule viable.
Cet entretien exclusif, publié le 15 mai 2026, montre que même dans les moments les plus sombres, des voix s’élèvent pour appeler à la raison et à la coexistence. Les deux historiens espèrent que leurs livres contribueront à une meilleure compréhension mutuelle et à la renaissance d’un processus de paix.



