Attaque israélienne sur la prison d'Evin : otages français épargnés, Paris condamne
Attaque israélienne sur Evin : otages français épargnés

Ce lundi 23 juin, l'armée israélienne a mené des frappes d'une puissance sans précédent contre des sites stratégiques à Téhéran, ciblant notamment la prison d'Evin, le quartier général de la sécurité intérieure des Gardiens de la révolution et le quartier général du Bassidj. Des épais nuages de fumée se sont élevés de plusieurs points de la capitale iranienne, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Des dégâts dans la prison d'Evin

La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d'Evin, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants. Parmi eux, deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont incarcérés depuis plus de trois ans, accusés d'espionnage et considérés comme des otages d'État par la France.

Les otages français épargnés

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé que les deux Français n'auraient pas été touchés par les frappes. Il a qualifié l'attaque d'inacceptable, car elle a mis en danger nos ressortissants. Il a demandé de leurs nouvelles et leur libération immédiate à son homologue iranien, ainsi qu'un accès consulaire au plus vite. Il a également appelé à l'arrêt des hostilités pour laisser place à la négociation.

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Une attaque complètement irresponsable

Noémie Kohler, la sœur de Cécile Kohler, a dénoncé une attaque complètement irresponsable qui met ses proches en danger de mort. Elle a déclaré n'avoir aucune nouvelle et être paniquée, appelant les autorités françaises à condamner ces frappes extrêmement dangereuses et à faire libérer les prisonniers français. Elle a souligné que c'était le pire qui pouvait arriver, alors qu'elle se bat depuis plus de trois ans pour la libération de sa sœur et de son compagnon.

Risques de chaos et d'émeutes

L'avocate de la famille Kohler, Chirinne Ardakani, a pour sa part dénoncé une frappe illégale. Elle a mis en garde contre le risque d'émeute, de confusion générale et de représailles des forces de sécurité sur les détenus insurgés, faisant craindre une effusion de sang. Elle a déclaré que l'on jouait de part et d'autre avec la vie des gens. Le site du pouvoir judiciaire iranien, Mizan Online, a affirmé que les bâtiments de l'établissement restaient sous contrôle.

Par ailleurs, l'agence de presse Tasnim a fait état de raids israéliens sur le site de Fordo, enfoui sous une montagne au sud de Téhéran, dont l'armée israélienne a dit chercher à bloquer les voies d'accès.

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