Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a mis en garde ce samedi contre une potentielle frappe russe d'ampleur imminente avec utilisation possible de son missile Orechnik, l'ambassade américaine alertant également d'un risque de frappe « au cours des prochaines 24 heures ».
Des signes de préparations détectés
« Nos services de renseignement ont rapporté avoir reçu des données, notamment de nos partenaires américains et européens, sur une préparation par la Russie d'une frappe avec le missile Orechnik », a indiqué Volodymyr Zelensky dans un message sur les réseaux sociaux, précisant que cette information est en cours de vérification.
« Nous voyons des signes de préparations pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d'armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire, a-t-il ajouté, appelant la population à « agir avec responsabilité » et à se réfugier dans les abris en cas d'alerte.
L'ambassade américaine confirme le risque
L'ambassade américaine à Kiev a également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment au cours des prochaines 24 heures », selon un communiqué publié sur son site Internet.
Appel à la pression internationale
Le président Zelensky a appelé la communauté internationale à faire « pression » sur la Russie pour la dissuader d'une telle attaque et prévenu que l'Ukraine « répondra entièrement et de manière égale à chaque frappe russe ».
Le missile Orechnik, une arme redoutable
L'armée russe a déployé l'Orechnik, son missile hypersonique le plus récent à capacité nucléaire, l'année dernière au Bélarus, pays allié frontalier de trois États membres de l'Alliance atlantique et de l'UE, la Pologne, la Lituanie et la Lettonie, ainsi que de l'Ukraine.
Moscou en a fait usage à deux reprises depuis le début de son invasion à pleine échelle de l'Ukraine déclenchée en février 2022 : en novembre 2024 contre une usine militaire et en janvier 2026 contre une usine aéronautique de l'ouest de l'Ukraine, près des frontières de l'Otan. Dans les deux cas, les missiles n'étaient pas chargés d'ogives nucléaires.
Contexte de tensions accrues
Le président russe Vladimir Poutine a promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk en territoire ukrainien occupé par Moscou dans la nuit de jeudi à vendredi, qui ont fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés. Kiev a démenti avoir visé des cibles civiles et affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région.



