Les joueurs montpelliérains savouraient leur succès acquis face à Nantes en finale de la Coupe de France (27-24), samedi 23 mai à Paris. Retrouvez les réactions des héros du MHB.
Diego Simonet : « Je vais tout jouer même s’il faut me couper une jambe »
Le demi-centre argentin du Montpellier Handball a livré une prestation héroïque, jouant tout le match malgré une cheville douloureuse. « Je pense qu’on a bien joué. À la fin, on a hésité. Comme on avait l’avantage, on a arrêté de courir. Mais je suis très, très fier du match qu’on a fait en attaque, en défense. On a montré du caractère, de l’humilité », a-t-il déclaré.
Simonet a particulièrement salué l’arrêt décisif de son gardien Rémi Desbonnet en fin de match. « L’arrêt de Rémi était incroyable. J’ai sauté dans les bras du kiné. Dans les matches importants, Rémi est toujours là. L’année dernière, c’était aussi grâce à lui. Il a fait sa spéciale. Le moment était important, il était là. »
Interrogé sur sa cheville, il a répondu avec humour : « J’avais encore six matches à jouer (avant la finale). Je l’ai dit au kiné, 'si j’arrive vivant au dernier match, ça veut dire que je n’ai pas tout donné' (rire). (Ce samedi), j’ai joué tout le match, il le fallait. »
À l’aube du final-four de la Ligue européenne, le joueur de 36 ans se montre déterminé : « C’est la fin de carrière alors je vais tout jouer, même s’il faut me couper une jambe, je vais tout faire. »
Rémi Desbonnet : « Montpellier est redevenu une équipe qui gagne »
Le gardien international, auteur d’un arrêt crucial dans les dernières secondes, a tenu à souligner le chemin parcouru par le groupe. « Montpellier est redevenu une équipe qui gagne. On s’est beaucoup battu pour. On a vraiment réussi à créer un groupe. Je suis fier d’avoir gagné mais j’ai envie de rappeler qu’au 18 juillet dernier, on ne connaissait pas la moitié de l’équipe, que la moitié ne parlait pas français. »
Desbonnet a mis en perspective la signification de ce titre : « Aujourd’hui on gagne un titre, certains des nouveaux sont devenus des leaders, des anciens qu’on avait enterrés renaissent de leurs cendres, et d’autres qui étaient des piliers sont devenus des meubles. C’est ce que j’ai envie de rappeler, d’où on vient, et la signification de ce titre. »
Pour lui, ce sacre marque un nouveau départ : « L’année dernière, c’était la fin d’un groupe et c’était une récompense. Là, c’est le début d’un groupe et c’est une belle promesse. Battre Nantes après cette disette, oui ça compte. Mais ce n’est pas l’histoire de Nantes, plutôt celle de Montpellier et c’est très bien qu’on parle de nous. »
Le gardien de 33 ans se tourne déjà vers les échéances à venir : « On continue notre chemin et on a de beaux rendez-vous qui nous attendent. Ça donne de l’énergie. Il faut croquer avec l’énergie qui nous reste et on fera les comptes à la fin. »



