Donald Trump a annoncé qu'un accord avait été conclu sur le désarmement du Hamas dans la bande de Gaza, présentant cette avancée comme une étape majeure de la deuxième phase du plan de paix américain. Des responsables du mouvement palestinien ont confirmé ce compromis avec Israël, qui prévoit également un retrait progressif des forces israéliennes et le déploiement d'une force internationale de stabilisation pour consolider le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre.
Selon le Hamas, les armes devront être remises au Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), organe chargé de gérer le territoire durant la période de transition. Une réunion des principaux médiateurs, dont l'Égypte, les États-Unis, le Qatar et la Turquie, est attendue au Caire pour finaliser les modalités de l'accord, alors que des désaccords subsistent sur la future gouvernance de la bande de Gaza.
Une coalition maritime de 14 pays pour la mer Rouge
L'Arabie saoudite a annoncé la création d'une coalition maritime multinationale destinée à sécuriser la navigation en mer Rouge, dans le détroit de Bab al-Mandeb et dans le golfe d'Aden, face aux menaces des rebelles houthis. Riyad affirme que cette alliance est « purement défensive » et « n'est dirigée contre aucun État ».
Quatorze pays soutiennent cette initiative : l'Arabie saoudite, le Koweït, Bahreïn, le Qatar, la Jordanie, l'Égypte, le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, la Turquie, le Pakistan, le Bangladesh, le Nigeria, le Soudan, Djibouti et la Somalie. Cette coalition vise à protéger les routes commerciales stratégiques, essentielles au transport maritime mondial.
L'Égypte enquête après une attaque de drone à Damiette
Les autorités égyptiennes ont indiqué jeudi que l'incendie survenu la veille à bord de deux navires de stockage de gaz dans le port de Damiette avait été causé par une attaque de drone. Il s'agit du premier incident de ce type signalé en Égypte depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Le gouvernement égyptien précise qu'« il est apparu qu'il résultait d'une attaque de drone, sans qu'aucune partie n'en ait revendiqué la responsabilité » et affirme poursuivre les investigations afin de déterminer les circonstances de l'attaque et de protéger « les intérêts de l'Égypte et sa sécurité nationale ». Cet événement soulève des inquiétudes quant à la sécurité des infrastructures côtières dans la région.
Frappes américaines massives contre des sites iraniens
L'armée américaine a annoncé jeudi avoir mené une vaste campagne de frappes contre plusieurs installations militaires en Iran. Selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom), les opérations ont visé des dizaines de sites liés au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), notamment des centres de commandement, des infrastructures de missiles et de drones, des systèmes de surveillance et de défense côtière, ainsi que des capacités navales.
Washington affirme que ces frappes avaient pour objectif de limiter les menaces visant ses forces, la navigation commerciale et les États du Golfe. Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions régionales accrues, alors que les États-Unis cherchent à dissuader toute escalade militaire contre leurs intérêts et ceux de leurs alliés.
L'Irak conteste les frappes coordonnées
Le gouvernement irakien a assuré jeudi n'avoir été ni consulté ni avoir donné son accord aux frappes menées par les États-Unis et l'Arabie saoudite contre des groupes pro-iraniens en Irak. Une position qui contredit les déclarations de Donald Trump, selon lesquelles ces opérations avaient été « coordonnées » avec Bagdad.
Cette divergence de versions illustre les tensions qui persistent autour des interventions militaires dans la région, tandis que les acteurs internationaux tentent de stabiliser le Moyen-Orient. La situation reste marquée par une multiplicité de crises simultanées, du conflit à Gaza aux menaces maritimes en mer Rouge, en passant par les frappes contre l'Iran et les répercussions en Irak.



