Trump et le Mondial 2026 : une stratégie de diversion
Comme César qui offrait du pain et des jeux à son peuple, le président américain Donald Trump semble parier sur la Coupe du Monde de football 2026, le 250e anniversaire des États-Unis et son propre 80e anniversaire pour faire oublier ses déboires. L'enlisement de la guerre en Iran, le retour de l'inflation et une cote de popularité au plus bas sont autant de défis que le locataire de la Maison-Blanche tente de masquer derrière l'éclat du sport roi.
Une rencontre avec Messi pour marquer les esprits
Le 5 mars, Donald Trump a reçu Lionel Messi à la Maison-Blanche, une première pour un président américain. Le footballeur argentin, habituellement discret en politique, lui a offert un ballon rose orné de pierres précieuses. Officiellement, cette rencontre célébrait la victoire de l'Inter Miami en Coupe de la MLS. Mais derrière ce geste, Trump cherchait surtout à capitaliser sur la popularité de Messi à l'approche de la Coupe du Monde.
Un intérêt récent pour le football
Influencé par son fils Barron, fan d'Arsenal, et par les milliardaires du Golfe, gros investisseurs dans le ballon rond, Trump a compris le potentiel politique de la compétition la plus suivie au monde. La Coupe du Monde 2026, qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique du 11 juin au 19 juillet, est perçue comme une opportunité de redorer son image.
Le président mise sur cet événement planétaire pour détourner l'attention de ses difficultés internes et internationales. Alors que son administration est critiquée pour sa gestion de la guerre en Iran et la hausse des prix, Trump espère que le football lui offrira une tribune pour reconquérir l'opinion publique.
Un pari risqué
Cependant, cette stratégie n'est pas sans risque. La Coupe du Monde pourrait aussi être le théâtre de manifestations ou de critiques envers sa politique. De plus, la popularité du football aux États-Unis, bien qu'en croissance, reste inférieure à celle du football américain ou du basket-ball. Reste à savoir si le pari de Trump portera ses fruits ou si les projecteurs du Mondial révéleront ses faiblesses.



