Un accord de paix qualifié d'historique a été signé le 8 août 2025 à Washington entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, sous l'égide des États-Unis. Cet événement met un terme à plus de trois décennies de conflit autour de la région du Haut-Karabakh.
Une cérémonie à la Maison Blanche
Le président américain Donald Trump a accueilli le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan pour la signature de ce texte. « Ça fait longtemps – 35 ans – ils se sont battus et maintenant ils sont amis, et ils vont le rester longtemps », a déclaré Donald Trump lors de la cérémonie. Les deux dirigeants ont plaidé en faveur de l'attribution du prix Nobel de la paix au président américain.
Les principales dispositions de l'accord
Le texte prévoit plusieurs mesures clés :
- La cessation immédiate des hostilités
- L'établissement de relations diplomatiques entre les deux pays
- Le respect mutuel de l'intégrité territoriale
En outre, les États-Unis obtiennent des droits exclusifs de développement sur un corridor stratégique de transit dans le Caucase du Sud, présenté par la Maison Blanche comme un levier pour accroître les exportations d'énergie et d'autres ressources.
Des accords bilatéraux renforcés
Donald Trump a précisé que Washington avait conclu des accords séparés avec Erevan et Bakou pour renforcer la coopération dans les domaines de l'énergie, du commerce et des technologies, y compris l'intelligence artificielle. Les restrictions sur la coopération en matière de défense entre les États-Unis et l'Azerbaïdjan ont également été levées.
Un conflit de 35 ans
Les tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan remontent à la fin des années 1980, lorsque le Haut-Karabakh, une région montagneuse peuplée majoritairement d'Arméniens, a fait sécession avec le soutien d'Erevan. L'Azerbaïdjan a repris le contrôle total du territoire en 2023, entraînant l'exil de près de 100 000 Arméniens vers l'Arménie.
Une réussite diplomatique pour Trump
Cet accord constitue une réussite diplomatique majeure pour l'administration Trump, susceptible d'irriter Moscou, qui considère la région comme relevant de sa sphère d'influence. Le président américain a salué ce rapprochement comme un moyen de renforcer les liens économiques bilatéraux après des décennies de conflit.



