Dans une tribune publiée sur le site de Libération, le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, s'élève contre le modèle économique de la prochaine Coupe du monde de football, qui se déroulera en 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Selon lui, cette compétition illustre une fois de plus la dérive d'un sport devenu un produit de luxe, inaccessible pour une grande partie des supporters.
Un accès payant qui exclut les plus modestes
Fabien Roussel rappelle que les billets pour assister aux matchs de la Coupe du monde 2026 atteignent des prix exorbitants, avec des tarifs allant de plusieurs centaines à plusieurs milliers de dollars. Il dénonce une compétition qui se joue désormais dans des stades ultramodernes, mais où les places sont réservées à une élite financière. Pour lui, le football, qui était autrefois un sport populaire, est en train de perdre son âme au profit des intérêts commerciaux.
Un appel à un football plus équitable
Le député du Nord appelle à une refonte profonde du système d'attribution des billets et à une régulation plus stricte des prix. Il propose que les instances internationales, comme la FIFA, imposent des quotas de billets à prix abordables pour les supporters locaux et les familles. Il critique également le choix des pays hôtes, souvent dicté par des considérations économiques plutôt que par l'amour du sport.
Fabien Roussel souligne que cette situation n'est pas nouvelle. Déjà lors des précédentes éditions, les supporters les plus modestes étaient exclus des stades. Mais avec la Coupe du monde 2026, le phénomène s'aggrave, avec des prix qui explosent et des places qui partent en quelques minutes. Il déplore que le football soit devenu un spectacle pour privilégiés, où les vrais passionnés ne peuvent plus participer.
Un modèle à changer
Pour le secrétaire national du PCF, il est urgent de repenser le modèle économique du football. Il propose une taxation des transactions des clubs et des joueurs pour financer des places gratuites ou à bas coût pour les supporters. Il appelle également à une plus grande transparence sur la billetterie et à une lutte contre le marché noir, qui prospère sur la rareté des billets.
Fabien Roussel conclut en invitant les supporters à se mobiliser pour un football plus juste et plus solidaire. Il rappelle que le sport doit rester un vecteur d'émotions et de rassemblement, et non un outil de division sociale. Pour lui, la Coupe du monde 2026 doit être l'occasion de repenser les valeurs du football, avant qu'il ne soit trop tard.



