Les cours du pétrole brut plongent ce lundi de 5 %, dans des marchés soulagés par l’annonce d’un accord entre les États-Unis et l’Iran. Vers 05 heures, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, lâchait 4,84 % à 83,10 dollars. Celui du WTI, référence américaine, perdait 5,73 % à 80,02 dollars.
Un accord historique pour la paix au Moyen-Orient
Les États-Unis et l’Iran sont parvenus ce lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. L’annonce a été faite dans la nuit par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmée peu après par Washington et Téhéran.
Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu’il assistera à la signature de l’accord le 19 juin en Suisse, et que la participation de Donald Trump était « possible ».
Réouverture du détroit d’Ormuz
Donald Trump a annoncé sur son réseau Truth Social : « L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé. J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! » Cette ouverture interviendra dès la signature de l’accord vendredi afin de permettre le déminage.
Réaction d’Emmanuel Macron
Arrivé à Evian pour le sommet du G7, Emmanuel Macron a réagi dans une vidéo postée sur Instagram : « L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran. On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance, et donc les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies. »
Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures, avait fait flamber les prix du pétrole depuis le déclenchement de la guerre le 28 février. La perspective de sa réouverture a provoqué une chute des cours ce lundi.



