"Il faut que je sois le meilleur ennemi de Gabriel Attal", théorise, en petit comité, Bruno Retailleau. Cela tombe bien, le mois de juin offre au Vendéen une occasion rêvée de passer de la théorie à la pratique. Et la joute ne se jouera pas à Paris mais à Strasbourg.
Un trilogue décisif à Strasbourg
Après des mois de discussions, le Parlement européen, la Commission européenne et le Conseil européen, réunis en trilogue ce lundi 1er juin, ont acté l’application immédiate du règlement retour, qui durcit considérablement les règles en matière d’éloignement des étrangers en situation irrégulière.
Un durcissement des règles d'éloignement
Ce règlement, longtemps attendu par les États membres, vise à harmoniser et renforcer les procédures de retour des migrants sans papiers. Il prévoit notamment des délais plus courts pour les recours et une possibilité accrue de détention avant l'expulsion. Les associations de défense des droits des migrants dénoncent un texte "liberticide", tandis que les gouvernements, dont la France, saluent une avancée majeure pour la maîtrise des flux migratoires.
Pour Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et figure de la droite dure, ce dossier est l'occasion de se positionner en adversaire résolu du Premier ministre Gabriel Attal, qu'il juge trop laxiste sur l'immigration. En prenant la tête de la contestation au sein de la majorité, Retailleau espère peser sur la ligne du gouvernement et assoir sa propre stature politique.



