Jared Kushner, l'envoyé spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, a effectué une visite en Israël le 20 août 2026, dans le but de débloquer le plan de paix américain pour la bande de Gaza. Selon des sources diplomatiques, cette mission n'a pas abouti à des garanties concrètes de la part des dirigeants israéliens, laissant le processus dans l'impasse.
Une mission de médiation sous tension
Kushner, gendre et conseiller du président américain, a rencontré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et d'autres hauts responsables. L'objectif était de sécuriser un accord sur la reconstruction de Gaza, en échange de la démilitarisation du territoire et de la fin des hostilités avec le Hamas. Selon un communiqué du bureau de Netanyahu, les discussions ont été « franches et approfondies », mais aucune annonce de compromis n'a été faite.
Le plan Trump, dévoilé en janvier 2026, prévoit un investissement de 50 milliards de dollars sur dix ans pour transformer Gaza en un hub économique, sous condition de paix et de reconnaissance d'Israël. Les autorités israéliennes, bien que favorables à la dimension économique, insistent sur le maintien d'un contrôle sécuritaire strict, ce que les Palestiniens rejettent.
Des garanties israéliennes manquantes
Selon le quotidien israélien Haaretz, Kushner a demandé à Israël de lever partiellement le blocus de Gaza et d'autoriser l'entrée de matériaux de construction, mais n'a obtenu que des promesses vagues. Un responsable israélien, cité sous couvert d'anonymat, a déclaré : « Nous ne pouvons pas accepter un affaiblissement de notre sécurité sans une démilitarisation complète et vérifiable. »
De son côté, le Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007, a rejeté toute condition préalable à la reconstruction. Dans un communiqué, le mouvement islamiste a qualifié le plan de « tentative de liquidation de la cause palestinienne » et a réaffirmé son refus de désarmer.
Un processus enlisé
La visite de Kushner s'inscrit dans une série de tentatives américaines pour relancer les négociations, après l'échec des pourparlers de mars 2026 à Charm el-Cheikh. Les États-Unis cherchent à impliquer l'Arabie saoudite, l'Égypte et les Émirats arabes unis dans le financement de la reconstruction, mais ces pays conditionnent leur participation à des avancées politiques tangibles.
Selon un diplomate occidental basé à Jérusalem, « Kushner repart sans garanties, ce qui réduit les chances d'un accord rapide. La fenêtre d'opportunité se referme. »
Le plan Trump, qui prévoit la création d'un État palestinien démilitarisé et la reconnaissance d'Israël comme « État juif », reste rejeté par l'Autorité palestinienne et le Hamas. Les prochaines étapes pourraient inclure une visite de Kushner à Ramallah, mais aucune date n'a été confirmée.



