La photo de famille aura finalement eu lieu sans drame. Ce 8 juillet, les membres de l'Otan ont conclu leur sommet à Ankara avec satisfaction : aucun déchirement ne s'est produit entre les alliés. Donald Trump a eu beau sermonner les alliés en public sur leurs dépenses de défense, et même viser l'Espagne lors d'une conférence de presse, les conversations en coulisses se concentrent désormais sur un travail de renforcement du pilier européen de l'alliance.
Des chiffres records pour la défense
Les chiffres en témoignent : le total des contrats d'armement annoncés dépasse les 50 milliards de dollars. Tous les alliés consacrent au moins 2 % de leur PIB à la défense, voire davantage. Lentement, une nouvelle version de l'Otan se dessine. Trop lentement ? D'après les services de renseignement allemands, un "choc" avec la Russie pourrait avoir lieu d'ici à 2029. Un délai serré, alors que l'Europe doit reconstruire une industrie qui a été considérablement réduite depuis la guerre froide.
Les chantiers technologiques pour combler le retard
De l'intelligence artificielle duale aux essaims de drones testés en mer Baltique, l'amiral Pierre Vandier, commandant suprême allié pour la Transformation, à la tête de l'un des deux commandements stratégiques de l'Otan, détaille pour L'Express les chantiers qui doivent combler ce retard. Selon lui, l'accent est mis sur l'innovation technologique pour maintenir l'avantage compétitif face à des adversaires potentiels.



