La présidente moldave, Maia Sandu, a déclaré ce mardi que l'adhésion de son pays à l'Union européenne n'est pas un rêve, mais une stratégie de survie en tant qu'État démocratique. S'exprimant lors d'une conférence de presse à Chisinau, elle a souligné l'urgence de cette intégration face aux pressions russes.
Un appel à l'Europe
Maia Sandu a insisté sur le fait que la Moldavie, pays frontalier de l'Ukraine et confronté à des ingérences russes, a besoin de l'UE pour garantir sa souveraineté et sa démocratie. « Pour nous, adhérer à l'UE n'est pas un rêve, mais une stratégie de survie en tant qu'État démocratique », a-t-elle clamé. Elle a rappelé que son pays a déposé sa candidature en mars 2022, peu après l'invasion russe de l'Ukraine, et espère obtenir le statut de candidat officiel en juin prochain.
Menaces et espoirs
La présidente a également évoqué les défis auxquels la Moldavie est confrontée, notamment la crise énergétique et les tentatives de déstabilisation de la part de Moscou. « Nous sommes un petit pays, mais nous avons une grande détermination », a-t-elle ajouté. Elle a appelé les États membres de l'UE à soutenir la Moldavie dans ce processus, soulignant que l'élargissement de l'Union est également une question de sécurité pour l'Europe.
L'UE a déjà accordé une aide financière à la Moldavie et a envoyé une mission de conseil pour aider le pays à mettre en œuvre les réformes nécessaires. Cependant, la voie vers l'adhésion reste longue et semée d'obstacles. La Moldavie doit notamment lutter contre la corruption et renforcer l'État de droit.
Maia Sandu a conclu en réaffirmant son engagement envers les valeurs européennes et en appelant à une solidarité accrue de la part des partenaires occidentaux. « Notre avenir est en Europe », a-t-elle déclaré, suscitant des applaudissements de la part de son auditoire.



