Macron au Monténégro : un appel à l'intégration européenne
Le président français Emmanuel Macron a effectué une visite officielle au Monténégro ce jeudi 4 juin 2026, dans le cadre d'une tournée dans les Balkans occidentaux. À Podgorica, il a rencontré son homologue monténégrin, Jakov Milatović, et a prononcé un discours devant le Parlement, appelant le pays à poursuivre résolument son chemin vers l'adhésion à l'Union européenne.
Un soutien renouvelé de la France
Emmanuel Macron a réaffirmé le soutien de la France à l'élargissement de l'UE aux Balkans occidentaux, une région stratégique pour la stabilité et la prospérité du continent. Il a salué les progrès accomplis par le Monténégro, pays candidat depuis 2010, mais a insisté sur la nécessité de réformes approfondies, notamment dans les domaines de l'État de droit, de la lutte contre la corruption et de l'indépendance de la justice.
« Le Monténégro a fait des pas importants, mais l'adhésion à l'UE exige des efforts continus et des transformations durables », a déclaré le président français. Il a également souligné l'importance de la réconciliation régionale et de la coopération économique.
Un processus d'adhésion accéléré ?
La visite de Macron intervient alors que l'UE cherche à relancer le processus d'élargissement, longtemps enlisé. La France, qui avait bloqué l'ouverture des négociations avec la Macédoine du Nord et l'Albanie en 2019, a depuis assoupli sa position. Macron a proposé une approche par étapes, avec des incitations concrètes pour les pays qui progressent dans les réformes.
« Nous devons être crédibles et exigeants, mais aussi offrir une perspective claire », a-t-il expliqué. Le Monténégro, qui a déjà ouvert 33 chapitres de négociations sur 35, espère conclure les discussions d'ici 2028. Macron a salué cette ambition, tout en rappelant que la décision finale appartiendra à l'ensemble des États membres.
Les défis régionaux
Au-delà de l'adhésion, Macron a abordé les défis sécuritaires et économiques de la région, notamment l'influence russe et chinoise, les tensions ethniques et la migration. Il a plaidé pour une coopération renforcée entre les pays des Balkans et l'UE, afin de contrer les ingérences étrangères et de promouvoir la stabilité.
« L'avenir des Balkans est en Europe », a-t-il conclu, avant de rencontrer des représentants de la société civile et des jeunes Monténégrins. Cette visite marque un pas de plus vers l'intégration du Monténégro, petit pays de 620 000 habitants, qui pourrait devenir le prochain membre de l'UE après la Croatie.



