L'Europe face à l'urgence de gagner la paix pour sécuriser ses 500 millions d'habitants
L'Europe doit gagner la paix pour sécuriser ses 500 millions d'habitants

L'Europe face à l'impératif de gagner la paix pour assurer sa sécurité

Notre objectif fondamental en Europe est désormais de gagner la paix, ce qui signifie garantir la sécurité de près de 500 millions d'Européens, incluant les 45 millions d'Ukrainiens. Cet objectif, que nous avons négligé ces dernières années, s'impose aujourd'hui comme absolument central dans la redéfinition de nos politiques et des moyens engagés pour participer activement à la défense de l'Ukraine et du continent dans son ensemble.

Un bain de sang historique et une posture défensive laminée

Avec déjà environ 500 000 morts, la guerre entre la Russie et l'Ukraine représente le pire bain de sang en Europe depuis 1945. La posture défensive des Européens, déjà inadaptée à la férocité de l'agression russe en 2022, a été laminée par Donald Trump, qui promeut une vision où « le plus fort gagne » – lui d'abord, Poutine ensuite.

L'Ukraine et l'Europe, estampillées « faibles » pour les besoins de cette cause, sont sommées de céder. Ce qui se passera ensuite en Ukraine et en Russie est indifférent au président américain et à ses serviteurs. De même, les conséquences au Moyen-Orient après la nouvelle guerre américano-israélienne ne relèvent pas de la responsabilité de la Maison Blanche, qui invite les Iraniens à « renverser le régime ».

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La sécurité vitale pour les habitants du continent européen

La sécurité des personnes n'intéresse ni Donald Trump ni Benyamin Nétanyahou. Pourtant, pour tous les habitants du continent européen, la qualité de la sécurité est vitale. De la situation qui émergera après la bataille dépendra notre avenir. Défendre la liberté de choisir nos institutions, notre mode d'existence et nos relations avec les voisins constitue la garantie de notre sécurité.

Certes, il serait plus aisé de gagner la paix après avoir gagné la guerre, mais nous n'avons pas saisi ce moment historique. Au printemps 2022, il était possible de repousser l'armée russe, mise en déroute aux abords de Kiev. Les puissances occidentales, sourdes aux alertes des États baltes et de la Pologne notamment, n'ont pas voulu s'engager à hauteur de l'enjeu.

Les occasions manquées et les décisions controversées

Elles prétendaient circonscrire le conflit et « éviter l'escalade ». Elles ont décliné la demande du président Zelensky d'un skyshield, un « bouclier aérien » qui aurait empêché les militaires russes de bombarder villes, gares et infrastructures. En juillet 2022, le président Joe Biden s'est opposé à l'entrée rapide de l'Ukraine dans l'OTAN, seule dissuasion efficace, conduisant ainsi Moscou à user de toutes les menaces, y compris les frappes nucléaires.

Cette série de décisions a profondément affecté la sécurité européenne, rendant plus urgente que jamais une stratégie cohérente pour gagner la paix et protéger les 500 millions d'habitants du continent.

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