L'équipe de France a subi une défaite cinglante (0-2) face à l'Espagne en demi-finale de la Coupe du monde 2026, mardi à l'AT&T Stadium d'Arlington. Les Bleus, qui avaient pourtant brillé depuis le début du tournoi, sont tombés dans une léthargie inattendue, sans jamais parvenir à réagir après l'ouverture du score espagnole.
Une entame de match ratée
Tout a basculé à la 20e minute, sur une faute de Lucas Digne dans la surface qui a offert un penalty à Lamine Yamal, transformé par Mikel Oyarzabal. Ce but a plongé les Français dans le doute, rappelant la finale du Mondial 2022 où un penalty de Messi avait déjà sonné le glas des espoirs tricolores. Mais cette fois, contrairement au Qatar, il n'y a eu aucune réaction, même tardive. Kylian Mbappé, auteur d'un doublé historique en finale il y a quatre ans, est resté muet.
Une prestation sans saveur
Les supporters français, comme Alain venu avec son fils, ont exprimé leur désarroi : « On n'a pas vibré, jamais un seul instant. C'est une très très grosse déception, une désillusion même. On a fait pire que la Belgique, sans marquer de but, sans se montrer dangereux. Je ne m'attendais vraiment pas à ça. » La prestation des Bleus a laissé un goût amer, d'autant que certaines villes françaises avaient décalé leur feu d'artifice du 14-Juillet pour suivre le match.
Cherki : « Il nous a manqué beaucoup de choses »
Rayan Cherki, l'un des rares joueurs à s'être exprimé en zone mixte, a tenté d'expliquer cette absence de réaction : « S'il n'y a pas eu de réaction, c'est très très grave, mais je ne pense pas que ce soit le cas, parce qu'on est dans une demi-finale de Coupe du monde. Il nous a manqué beaucoup de choses. » Entré en jeu à un quart d'heure de la fin, l'ancien Lyonnais n'a pas réussi à inverser la tendance.
Un bilan en demi-teinte
Malgré cette défaite, le parcours des Bleus restera marqué par des moments de grâce : les passes laser d'Olise, les frappes de Mbappé, les dribbles de Doué, la solidité d'Upamecano ou le triplé de Dembélé. Mais l'absence de bouquet final laisse un sentiment d'inachevé, renforcé par le contraste entre l'enthousiasme du début de tournoi et cette sortie de route brutale.



