Le sommet du G7 à Devian a été marqué par un coup de théâtre inattendu : la présence surprise du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Alors que les dirigeants des sept grandes puissances étaient réunis pour discuter de l'économie mondiale et des crises internationales, l'arrivée de Zelensky a immédiatement recentré l'attention sur la guerre en Ukraine.
Une arrivée discrète mais décisive
Zelensky est arrivé à Devian sans annonce préalable, profitant d'un vol militaire pour rejoindre le sommet. Cette décision stratégique vise à maintenir la pression sur les alliés occidentaux pour qu'ils intensifient leur soutien militaire et financier. Les discussions avec les dirigeants du G7 ont été intenses, notamment avec le président américain Joe Biden et le chancelier allemand Olaf Scholz.
Les enjeux de la rencontre
Au cœur des échanges : la demande de Zelensky pour des systèmes de défense aérienne supplémentaires et des munitions à longue portée. Il a également plaidé pour un renforcement des sanctions contre la Russie, alors que l'économie russe montre des signes de résilience. Les dirigeants du G7 ont réaffirmé leur soutien indéfectible à l'Ukraine, mais des divergences persistent sur le rythme et l'ampleur de l'aide.
Réactions internationales
La surprise de la présence de Zelensky a été saluée par les alliés, mais a aussi irrité certains observateurs qui y voient une manœuvre politique. Le Kremlin a dénoncé une « provocation » et a menacé de représailles si l'aide occidentale venait à s'intensifier. De son côté, l'Union européenne a promis une nouvelle tranche d'aide financière de 50 milliards d'euros, conditionnée à des réformes en Ukraine.
Un sommet sous tension
Le G7 de Devian s'achève sur une note de tension, avec des discussions qui se poursuivront en marge du sommet de l'OTAN prévu en juillet. Zelensky a quitté Devian en affirmant que « l'Ukraine ne lâchera rien » et que la victoire est à portée de main si les alliés tiennent leurs promesses.
Ce coup de théâtre relance le débat sur l'engagement occidental en Ukraine, alors que la guerre entre dans sa troisième année. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si le G7 parviendra à transformer ses paroles en actions concrètes.



