Dans un texte publié récemment, les intellectuels Buberl et Gernelle lancent un appel vibrant pour une Europe renouvelée, fondée non plus sur des intérêts économiques froids, mais sur une véritable communauté de sentiments. Selon eux, l'Union européenne ne pourra survivre et prospérer que si elle parvient à susciter l'attachement et l'affection de ses citoyens.
Une Europe de l'affectif
Les deux auteurs estiment que les traités et les institutions ne suffisent pas à créer un sentiment d'appartenance. Ils plaident pour une « Europe des sentiments », où l'amour et la solidarité seraient les piliers d'une construction commune. « Il suffit de s'aimer », affirment-ils, reprenant une formule célèbre pour inviter les Européens à dépasser leurs divergences.
Critique de la raison économique
Buberl et Gernelle dénoncent une Europe trop souvent réduite à un marché unique, où la compétitivité prime sur l'humain. Ils appellent à remettre l'affectif au cœur du projet européen, en favorisant les échanges culturels, les jumelages et les initiatives citoyennes. Pour eux, la clé de l'avenir européen réside dans la capacité à créer des liens émotionnels forts entre les peuples.
- Développer des programmes d'échanges scolaires et universitaires intensifs
- Encourager les médias transnationaux pour partager des récits communs
- Créer des symboles forts (fête européenne, service civique européen)
Cette vision, bien que jugée utopique par certains, a le mérite de poser une question fondamentale : comment faire aimer l'Europe à ses citoyens ? Les auteurs espèrent que leur appel sera entendu par les dirigeants européens, souvent trop focalisés sur les aspects techniques de la construction européenne.



