Un haut responsable de l'Union européenne a laissé entendre que si le Royaume-Uni décidait de revenir sur le Brexit, l'UE serait prête à annuler le processus. Cette déclaration, rapportée par plusieurs médias, intervient alors que les conséquences économiques du Brexit continuent de se faire sentir outre-Manche.
Une déclaration choc
Selon une source proche des négociations, un responsable européen de premier plan aurait déclaré : « Si vous revenez, on annule tout ». Cette phrase, prononcée lors d'une réunion informelle, suggère que l'UE pourrait être ouverte à un retour du Royaume-Uni dans le giron européen sans conditions préalables. Toutefois, cette position n'a pas été officiellement confirmée par les institutions européennes.
Le contexte économique
Depuis le référendum de 2016, l'économie britannique a subi plusieurs chocs. Selon une étude du Centre for European Reform, le Brexit a coûté à l'économie britannique environ 5,5 % de son PIB. Les exportations vers l'UE ont chuté de 16 % depuis 2019, tandis que les investissements étrangers directs ont diminué de 30 %. Ces chiffres alimentent les appels à un retour en arrière.
Les réactions politiques
Au Royaume-Uni, les réactions sont mitigées. Le Premier ministre Rishi Sunak a réaffirmé que le Brexit était une décision irréversible. De son côté, l'opposition travailliste, menée par Keir Starmer, a exclu tout retour dans l'UE, mais a évoqué la possibilité d'un rapprochement économique. Les partisans d'un retour, comme l'ancien Premier ministre Tony Blair, ont salué la déclaration européenne comme une « main tendue ».
Les obstacles juridiques
Un retour du Royaume-Uni dans l'UE nécessiterait des négociations complexes. L'article 50 du traité de Lisbonne, qui a permis la sortie, ne prévoit pas de procédure de retour. Les experts juridiques estiment qu'un nouveau traité d'adhésion serait nécessaire, soumis à l'approbation de tous les États membres. Cela pourrait prendre des années.
L'opinion publique
Selon un sondage YouGov de janvier 2024, 45 % des Britanniques estiment que le Brexit était une erreur, contre 38 % qui pensent le contraire. Cependant, seuls 30 % seraient favorables à un retour dans l'UE. La majorité préfère un statu quo ou un accord commercial renforcé.
Conclusion
La déclaration du responsable européen relance le débat sur un éventuel retour du Royaume-Uni, mais les obstacles politiques, juridiques et économiques restent considérables. L'avenir des relations entre Londres et Bruxelles dépendra des évolutions politiques des deux côtés de la Manche.



