Un juge fédéral a de nouveau suspendu, jeudi 28 août 2026, le décret signé par Donald Trump visant à restreindre le vote par correspondance pour les élections de mi-mandat. Cette décision, rendue par le tribunal de district de Washington, intervient à quelques semaines du scrutin prévu le 3 novembre 2026 et rétablit temporairement les règles électorales en vigueur avant la signature du décret.
Le décret contesté et la décision du juge
Le décret, signé par le président Trump en juillet 2026, imposait des conditions plus strictes pour le vote par correspondance, notamment l'obligation de fournir une pièce d'identité avec photo et de faire tamponner les enveloppes par un notaire. Les démocrates et plusieurs organisations de défense des droits civiques avaient immédiatement saisi la justice, dénonçant une entrave au droit de vote.
Le juge fédéral, dont l'identité n'a pas été précisée, a estimé que le décret contrevenait probablement à la Constitution et à la loi électorale, et a ordonné sa suspension dans l'attente d'une audience complète sur le fond. Selon le texte de l'ordonnance, cité par l'agence Associated Press, le juge a écrit que « le décret impose des charges déraisonnables sur les électeurs sans justification légitime ».
Réactions et impact sur les élections
La décision a été saluée par les groupes de défense des droits civiques, qui y voient une victoire pour la participation électorale. « Cette suspension est une victoire pour la démocratie et pour des millions d'électeurs qui utilisent le vote par correspondance », a déclaré Sarah Johnson, porte-parole de l'American Civil Liberties Union (ACLU), dans un communiqué.
À l'inverse, les soutiens du président Trump ont exprimé leur déception. « Cette décision est une ingérence judiciaire dans le processus électoral », a réagi le porte-parole de la Maison Blanche, Peter Navarro. « Nous ferons appel et nous sommes confiants dans notre position. »
Selon les données du Pew Research Center, environ 30 % des électeurs américains ont utilisé le vote par correspondance lors des élections de 2024, un chiffre qui pourrait augmenter en 2026. Cette suspension pourrait donc avoir un impact significatif sur la participation, notamment dans les États où le vote par correspondance est largement utilisé.
Prochaines étapes et conséquences
L'administration Trump a annoncé son intention de faire appel de cette décision devant la cour d'appel fédérale. En attendant, les règles antérieures au décret restent en vigueur, permettant aux électeurs de voter par correspondance selon les modalités habituelles.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions politiques accrues autour du processus électoral, alors que les élections de mi-mandat détermineront le contrôle du Congrès pour les deux prochaines années. Les experts juridiques estiment que l'affaire pourrait finalement être portée devant la Cour suprême, comme ce fut le cas pour d'autres litiges électoraux récents.
Le juge a fixé une nouvelle audience pour le 15 septembre 2026 afin d'examiner le fond de l'affaire. D'ici là, le décret reste suspendu, et les électeurs peuvent continuer à voter par correspondance sans les restrictions supplémentaires imposées par le décret.



