Maire de Fécamp condamné pour détention d'images pédopornographiques
Maire de Fécamp condamné pour images pédopornographiques

Un maire d'une commune de l'agglomération de Fécamp (Seine-Maritime) a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour détention et diffusion d'images pédopornographiques. Le jugement a été rendu le 28 août 2026, selon une information de Libération.

Les faits reprochés

L'élu, dont l'identité n'a pas été révélée, a été reconnu coupable de détention et de diffusion d'images pédopornographiques. Les faits ont été découverts lors d'une enquête menée par les services de police, qui ont saisi du matériel informatique au domicile et à la mairie de l'intéressé.

Selon les éléments de l'enquête, le maire aurait téléchargé et partagé ces images via des plateformes en ligne. La diffusion, même passive, est considérée comme une infraction distincte de la simple détention, ce qui a alourdi la peine.

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La peine prononcée

Le tribunal correctionnel a condamné l'élu à 18 mois de prison avec sursis. Cette peine est assortie d'une mise à l'épreuve de deux ans, durant laquelle il devra se soumettre à des obligations de soins et d'indemnisation. Il devra également verser des dommages et intérêts aux parties civiles.

Le maire a également été inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles (FIJAIS), ce qui lui interdit notamment d'exercer toute activité en contact avec des mineurs.

Conséquences politiques et administratives

Cette condamnation a des répercussions immédiates sur son mandat. Bien que la peine de prison avec sursis ne soit pas automatiquement privative de droits civiques, elle pourrait entraîner une suspension de ses fonctions de maire, selon les règles en vigueur. Le préfet de la Seine-Maritime pourrait également engager une procédure de suspension ou de révocation.

L'affaire a suscité une vive émotion dans la commune et dans l'agglomération de Fécamp. Les habitants et les élus locaux ont exprimé leur consternation, tandis que les associations de protection de l'enfance ont salué la décision de justice, tout en rappelant l'importance de la vigilance face à ce type d'infractions.

Le maire dispose d'un délai de dix jours pour faire appel de cette décision. En attendant, il reste présumé innocent tant que la décision n'est pas définitive, mais sa carrière politique semble gravement compromise.

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