États-Unis : avant les midterms, Trump accusé de s'emparer du contrôle des élections
Trump accusé de s'emparer du contrôle des élections américaines

À quelques semaines des élections de mi-mandat aux États-Unis, Donald Trump est accusé par ses opposants de tenter de s'emparer du contrôle du processus électoral. L'ancien président républicain, qui n'a jamais reconnu sa défaite en 2020, multiplie les déclarations et les actions visant à remettre en cause l'intégrité du scrutin à venir.

Les accusations de prise de contrôle

Selon plusieurs observateurs politiques, Trump cherche à placer ses alliés à des postes clés dans l'administration électorale. Il a notamment soutenu des candidats trumpistes pour les postes de secrétaires d'État, responsables de la supervision des élections dans de nombreux États. « C'est une tentative délibérée de saper la démocratie », a déclaré un porte-parole du Parti démocrate.

Une étude récente du Brennan Center for Justice estime que plus de 40 % des électeurs américains vivront dans des États où les responsables électoraux ont exprimé des doutes sur la fiabilité du vote par correspondance, une méthode largement utilisée lors de la pandémie.

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Les déclarations de Trump sur le vote par correspondance

Trump a réitéré ses attaques contre le vote par correspondance, affirmant sans preuve qu'il est source de fraude massive. « Les élections de 2020 ont été truquées, et nous ne laisserons pas cela se reproduire », a-t-il déclaré lors d'un meeting en Floride. Ces propos inquiètent les défenseurs du droit de vote, qui craignent que cela ne décourage la participation électorale.

Les conséquences pour les midterms

Les élections de mi-mandat, prévues le 8 novembre, détermineront le contrôle du Congrès. Les républicains sont favoris pour reprendre la Chambre des représentants, mais les démocrates espèrent conserver le Sénat. L'ingérence présumée de Trump pourrait polariser davantage le scrutin et exacerber les tensions politiques.

Selon un sondage Reuters/Ipsos, 64 % des Américains estiment que la démocratie est en danger, un chiffre en hausse depuis 2020. Les experts redoutent des contestations post-électorales similaires à celles de 2020, notamment si les résultats sont serrés.

Les réactions des autorités

Le ministère de la Justice a mis en place une task force pour surveiller les menaces contre les travailleurs électoraux, tandis que plusieurs États ont renforcé leurs mesures de sécurité. « Nous ne tolérerons aucune intimidation », a averti le procureur général Merrick Garland. Malgré cela, des centaines de responsables électoraux locaux ont signalé des menaces et des pressions depuis 2020.

En Arizona, un comté a même refusé de certifier les résultats des primaires, invoquant des irrégularités, une décision critiquée par les deux partis. Ces incidents alimentent les craintes d'une crise de confiance dans le système électoral.

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