États-Unis : des milliers de réfugiés risquent la détention sous l'administration Trump
Réfugiés aux États-Unis : risque de détention sous Trump

États-Unis : des milliers de réfugiés sans carte verte risquent l'arrestation et la détention

Devant les locaux du ministère de la sécurité intérieure (DHS) à Washington, le 13 février 2026, une tension palpable plane sur le sort des réfugiés. Des milliers d'entre eux, entrés légalement aux États-Unis mais dépourvus du statut de résident permanent, pourraient désormais être arrêtés et détenus pendant un nouvel examen de leur situation. Cette mesure, dévoilée cette semaine dans de nouvelles directives du DHS, représente un durcissement significatif de la politique migratoire américaine.

Une rupture radicale avec les pratiques antérieures

Selon une note du DHS versée au dossier d'une affaire judiciaire dans le Minnesota, les réfugiés concernés sont ceux qui n'ont pas engagé de démarches pour obtenir une carte verte après un an de présence sur le territoire. L'International Refugee Assistance Project (IRAP) a dénoncé cette décision comme une rupture radicale avec les pratiques antérieures, susceptible d'affecter des milliers de personnes. L'organisation s'inquiète particulièrement de l'absence de limite de temps pour leur éventuelle détention, tandis que le ministère justifie ce changement par des impératifs de sécurité nationale et publique.

Contexte politique et chiffres alarmants

L'administration Trump a pratiquement réduit à néant l'accueil des réfugiés depuis son retour à la Maison Blanche, à l'exception notable des Afrikaners sud-africains. Le nombre de réfugiés admis pour l'année fiscale 2026 a été plafonné à 7 500, contre plus de 100 000 par an sous la présidence de Joe Biden. Cette politique contraste avec les vérifications rigoureuses déjà subies par les réfugiés avant leur admission, comme l'a rappelé un juge fédéral dans une ordonnance récente.

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Affaire judiciaire en cours et droits menacés

Dans le dossier du Minnesota, un juge avait temporairement interdit fin janvier à l'administration Trump de détenir des réfugiés sans carte verte, estimant qu'ils avaient le droit de vivre paisiblement sans crainte d'arrestation arbitraire. Cette affaire concerne environ 5 600 réfugiés, dont beaucoup résident dans l'agglomération de Minneapolis, ancien épicentre d'opérations controversées de la police de l'immigration. Le juge a souligné que les réfugiés ont le droit d'être aux États-Unis, de travailler et de ne pas être exposés à la peur.

Cette situation met en lumière les tensions persistantes autour de la politique migratoire américaine, avec des implications profondes pour les droits humains et la sécurité des réfugiés. Les prochaines décisions judiciaires et administratives seront cruciales pour déterminer l'avenir de ces milliers de personnes vulnérables.

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