Coupe du monde 2026 : journalistes sénégalais confinés aux États-Unis
Journalistes sénégalais bloqués aux États-Unis pour le Mondial

À moins d’un mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, une situation inédite perturbe la couverture médiatique de l’événement. Plusieurs journalistes sénégalais, accrédités pour suivre la compétition, se retrouvent bloqués aux États-Unis en raison de leur visa à entrée unique. Ce document, délivré par les autorités américaines, ne leur permet pas de quitter le territoire américain pour se rendre au Canada ou au Mexique, où se déroulent également des matchs.

Un problème de visa aux conséquences graves

Les journalistes concernés avaient obtenu un visa américain valable pour une seule entrée. Or, la Coupe du monde 2026 est organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Pour couvrir les rencontres dans les trois pays, ces reporters devaient pouvoir circuler librement. Mais leur visa ne leur permet qu’un séjour continu aux États-Unis, sans possibilité de sortie et de retour. Résultat : ils sont confinés sur le sol américain, incapables de se rendre dans les deux autres nations hôtes.

Cette mésaventure touche une dizaine de journalistes sénégalais, mais pourrait concerner d’autres nationalités. Les autorités sénégalaises ont saisi le consulat américain à Dakar pour tenter de trouver une solution. De son côté, la Fédération internationale de football (FIFA) a été alertée, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée.

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Des répercussions sur le traitement de l’information

Pour les médias sénégalais, cette situation est un coup dur. La Coupe du monde 2026 est un événement planétaire, et le Sénégal, qualifié pour la compétition, suscite un fort intérêt populaire. Les journalistes bloqués devaient couvrir les matchs de l’équipe nationale, mais aussi les autres rencontres. Leur absence risque de réduire la qualité de la couverture médiatique, au détriment des téléspectateurs et lecteurs sénégalais.

Certains reporters envisagent de rester aux États-Unis pour la durée du tournoi, mais cela les priverait de suivre les matchs au Canada et au Mexique. D’autres tentent d’obtenir un nouveau visa, mais les délais administratifs sont longs. La FIFA, contactée par Le Monde, n’a pas encore communiqué officiellement sur le sujet.

Un précédent qui interroge

Ce problème de visa à entrée unique n’est pas nouveau dans les grands événements sportifs. Déjà lors des Jeux olympiques ou des Coupes du monde précédentes, des journalistes avaient rencontré des difficultés similaires. Mais la multiplication des pays hôtes pour une même compétition aggrave le phénomène. La Coupe du monde 2026, avec ses trois pays, exigeait une coordination diplomatique en amont, qui semble avoir fait défaut.

Les syndicats de journalistes sénégalais dénoncent un manque de préparation et appellent les autorités à intervenir rapidement. Ils rappellent que la liberté de la presse et le droit à l’information sont en jeu. En attendant, les reporters concernés tentent de s’organiser, mais leur moral est en berne. « Nous sommes venus pour faire notre travail, et on nous empêche de le faire », confie l’un d’eux, sous couvert d’anonymat.

La situation pourrait encore évoluer si des solutions diplomatiques sont trouvées. Mais à ce jour, les journalistes sénégalais restent confinés aux États-Unis, une situation qui jette une ombre sur la préparation de cette Coupe du monde 2026.

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