Le gouvernement américain a annoncé ce mercredi une interdiction totale de l'importation de robots humanoïdes fabriqués à l'étranger, une décision sans précédent qui vise à protéger la sécurité nationale et la vie privée des citoyens. Cette mesure, effective immédiatement, concerne tous les robots humanoïdes capables de se déplacer de manière autonome et d'interagir avec les humains, quelle que soit leur taille ou leur fonction.
Une menace pour la sécurité intérieure
Selon un communiqué du département de la Sécurité intérieure, ces robots pourraient être utilisés pour espionner, collecter des données sensibles ou même mener des actions de sabotage. "Nous avons identifié des preuves que certains de ces robots sont équipés de capteurs et de logiciels capables d'enregistrer des conversations, de cartographier des infrastructures critiques ou de transmettre des informations à des puissances étrangères", a déclaré un haut responsable sous couvert d'anonymat. En 2025, les importations de robots humanoïdes aux États-Unis ont atteint 12 000 unités, soit une augmentation de 340% par rapport à 2020, selon la Commission du commerce international.
Des exceptions pour la recherche et la médecine
L'interdiction comporte des exceptions limitées pour les robots destinés à la recherche scientifique ou médicale, sous licence spéciale du gouvernement. Les entreprises qui enfreignent cette règle s'exposent à des amendes pouvant aller jusqu'à 10 millions de dollars et à des peines de prison pour leurs dirigeants. Les robots déjà présents sur le sol américain devront être déclarés dans les 90 jours et pourront être inspectés ou neutralisés si nécessaire.
Réactions internationales
Cette décision suscite des critiques de la part des principaux exportateurs de robots humanoïdes, notamment le Japon, la Chine et l'Allemagne. Le ministre japonais de l'Économie a qualifié l'interdiction de "mesure protectionniste déguisée" et a annoncé qu'il saisirait l'Organisation mondiale du commerce. De son côté, la Chine a dénoncé une "discrimination technologique" et promis des répliques commerciales. Aux États-Unis, des entreprises de robotique comme Tesla et Boston Dynamics ont salué la mesure, estimant qu'elle favorisera l'innovation nationale.
Impact sur le marché et la recherche
L'interdiction devrait frapper durement les startups américaines qui dépendaient de composants ou de plateformes étrangères. "C'est un choc pour notre industrie. Nous utilisions des robots humanoïdes chinois pour tester nos logiciels d'intelligence artificielle. Maintenant, nous devons tout repenser", a déclaré à Reuters le PDG d'une jeune pousse de San Francisco. Cependant, le gouvernement américain promet des subventions de 500 millions de dollars pour accélérer la production nationale de robots humanoïdes, dans le cadre du "American Robotics Initiative" récemment adopté par le Congrès.
Un précédent pour d'autres nations ?
Plusieurs pays européens, dont la France et l'Allemagne, observent cette décision avec attention. Le Parlement européen a déjà commandé un rapport sur les risques posés par les robots humanoïdes importés. "Nous pourrions suivre l'exemple américain si des failles sécuritaires majeures sont identifiées", a indiqué une source proche de la Commission européenne. En attendant, les fabricants américains de robots humanoïdes, comme Agility Robotics et Figure AI, voient leurs actions bondir en Bourse, anticipant une forte demande intérieure.



